Ce que veulent les plus jeunes soignants libéraux c’est une qualité de...

Ce que veulent les plus jeunes soignants libéraux c’est une qualité de vie quitte à gagner moins.

Pour avoir une qualité de vie ils ne veulent pas dépasser 40 ou 42 heures/ semaines travail administratif et DPC compris.
En travaillant 40 heures les charges fixes ne variant pas, il en faut 30 pour les assumer.
Il y a donc 2 solutions :

1° Faire de l’abattage et donc une médecine déshumanisée, de plus coûteuse parce que la non qualité a un coût supérieur et il est plus facile de demander des examens complémentaires que de faire de la clinique et de prendre le temps d’expliquer que ceux-ci sont inutiles, même si le malade pense qu’il a raison car vu sur internet.

2° Faire une médecine en prenant son temps, une médecine de qualité clinique, comme le font les médecins non conventionnés et alors on est pas sûr d’avoir un SMIC du fait du tarif d’autorité datant de 1966 et des discriminations qui en résultent pour les patients et soignants; pour les patients une ESCROQUERIE aux cotisations sans contrepartie, pour les soignants aucune justification médicale à ces discriminations.

Je ne vois qu’une solution, avoir en ville des tarifs attractifs pour gagner sa vie décemment en 40 heures. Pour ce faire, 3 niveaux de consultations, exemple Médecin Généraliste ( transposable aux autres professions de santé)

1) Consultations de routines 30€ 
2) Consultations complexes 60 € (avec plusieurs cas possibles), mais valables pour tous 
3 ) Consultation avec cumul des actes techniques CCAM possibles.

Dans un système de libre choix de son assurance prévoyance santé invalidité arrêt de travail et retraite par capitalisation individuelle (second pilier restant obligatoire), le 1er pilier reposant sur l’impôt pour assurer la solidarité ( cf.l’article à ce sujet)
Bien entendu les dits  » avantages conventionnels » n’ont plus lieu d’être.

  • Ceci réduirait les transferts des actes réalisés à perte en libéral à l’hôpital (hôpitaux qui facturent en hospitalisation de jour, la T2A étant comme en libéral à perte), pour 20 fois le coût en libéral.
    ● Ceci réduirait les accès inutiles aux urgences à 250€ le passage et permettrait de réaliser les petits actes thérapeutiques au cabinet en pouvant se payer une assistante.
    Un gain pour la collectivité à condition d’instaurer une franchise aux urgences qui dissuade 20 €.
    ● Moins de transports, moins de temps où journées perdues.

À ceci comme le font nos voisins, les actes administratifs rémunérés au temps passé : le courrier, formulaires Cerfa coordination etc.. petit matériel de soins facturable etc…

● Une revalorisation en rapport avec les réalités économiques, c’est moins d’actes, plus de temps médical.
● Cette revalorisation permet de réduire le chômage en créant des postes d’assistant (e)s, libérant des 30% de tâches administratives.

  • Valoriser la qualité avec une majoration d’honoraires (contrôle qualité: outil de travail 5% et qualité professionnelle 5% de majoration) Réévaluation tous les 5 ans..
    Majoration si DPC à jour chaque année sur des critères à définir. 10% de majoration en bonus malus à revoir tous les 2 ans par exemple. Ou majoration selon les DU ou DIU supplémentaires.
  • On ne motivera pas les installations en libéral sans une réévaluation substantielle des honoraires.
    On ne réduira pas les dépenses hospitalières ou des urgence avec des honoraires de ville déconnectées des réalités économiques et sans responsabiliser les patients par des franchises non remboursables ou à chacun de les assumer par un contrat individuel.
  • Les charges variables selon le lieu d’implantation du cabinet devrait pouvoir être intégrés dans les honoraires ou les inconvénients dans des zones « désertiques » majorés dans une fourchette à déterminer.
  • Remarques :
  • Les institutions de prévoyance savent faire, la Sécu apparemment non!   Elle, elle discrimine patients et soignants sans aucune justification médicale, par contre la Sécu sait réclamer des  » indus  » pour délits statistiques, par interprétation des nomenclature ou simplement par obsolescence de ces nomenclatures. Elle sait aussi promettre dans ses conventions et ne pas les tenir; évoquer ces manquements prendrait quelques pages. Quand aux coûts de gestion de la Sécu, on oublie top souvent le coût des intérêts de la dette et les coûts annexes, comme par exemple le coût de la gestion paritaire. Dans une institution de prévoyance, pas de déficit, pas d’intérêts de la dette, ajustement annuel et libre adhésion ou retrait avec un contrat et les conditions générale. Reste aux pouvoirs public d’assurer la transparence et de retirer le cas échéant l’agrément. 
EN RÉSUMÉ :
Un système basé sur les qualités médicales et les réalités économiques de terrain.Voilà une base de réflexion.

Si l’on veut salarier les libéraux, je crains qu’il en faille 2 pour remplacer un libéral. Les salariés ne feront pas: la gestion, les réparation, la comptabilité, la logistique etc…Le DPC est pris sur le temps de travail et avec une protection sociale de salariés, l’absentéisme risque d’augmenter.

Il faudra doubler le nombre de soignants et nous avons fait le calcul avec des journalistes, même à 2500 € net/ mois cela reviendra plus cher à la collectivité avec une disponibilité moindre et pour les patients des têtes différentes à chaque consultation sans la même connaissance des patients. Les tâches annexes que pratiquent les libéraux obligeront à embaucher un 3ème équivalent de salaire médecin.
C’est bien vers cette voie qu’il semble que l’on veuille s’orienter par dogmatisme : » La médecine libérale est incompatible avec notre système de protection sociale «  B. Dormont

En réalité c’est appliquer en ville ce qui ne fonctionne pas en hôpital public. Ce ne sera ni bénéfique pour le budget des ménages, ni pour une médecine humaine de qualité, ni pour les soignants de ville.

La télé-médecine est un leurre, elle est à la médecine ce que la télé-réalité est à la réalité ou les sex-toys à la sexualité, un ERSATZ ! Ponctuellement cela peut rendre service, mais non au delà, ou pour avis spécialisé à distance dans des contrées éloignées.

On lit dans les médias : » Cela résoudra les problèmes de la campagne « . En fait on créé une » sous médecine  » et c’est bon pour les  » sous citoyens  » ; les médias eux sont en ville !

La France n’est pas la Laponie, l’Australie ou l’Amazonie ou les distances et la densité de population ne laisse aucun autre choix. Encore une fois les provinciaux éloignés des villes auront les mêmes cotisations mais un moindre service, des citoyens de seconde zone grâce à la clairvoyance et la compétence de nos  » responsables » irresponsables !

La médecine ce n’est pas CUNDY CRASH par écran interposé, mais un interrogatoire, un EXAMEN CLINIQUE attentif et complet et non un examen sommaire par tablette interposée.

En tant que rhumatologue interniste immunologie maladie systémiques, je ne vois pas comment examiner par écran interposé la FONCTION, les cavités etc.., pas plus comment réaliser une ponction ou infiltration, ou une échographie ou radiographie concomitante, réalisés dans le système actuel avec une consultation gratuite.

« Bonjour la multiplication des actes, des déplacements et le temps perdu « ! 

Laissez aux soignants la liberté de soigner et aux patients la liberté d’être soigné correctement. 

Les décideurs » hors sol » n’ont jamais réussi à gérer la protection sociale, la Santé ou les retraites depuis 40 ans, alors laissez les soignants gérer leurs cabinets et leurs patients en adéquation avec les réalités économiques,   » FOUTEZ LEURS LA PAIX et LAISSEZ LES FAIRE LEURS MÉTIERS «  G. Pompidou

Remarque: 

Le DPC a un coût, estimé à 15 000 euro/an ( minimum) pour un libéral  en cumulant frais de congrès régionaux, réunions locales, congrès internationaux, les lectures: le prix du congrès, les déplacements, l’hébergements, la perte d’exploitation, le temps qui a raison d’une heure/ jour en moyenne représente 2 mois d’un salarié médecin. 

On ne peut critiquer la dépendance des professionnels de santé libéraux de l’industrie pharmaceutique, si on ne leurs donne pas les moyens de les financer eux mêmes.  

Dr Edward W.Metzger

NB Il s’agit d’une réflexion, d’un modèle de rémunération déjà proposé dans les années 1995 avec 3niveaux de consultations et des majoration en fonction de la FMC et du contrôle qualité cabinet et activité professionnelle.

 

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