Que pourrait être une protection sociale santé retraite chômage du XXIème siècle

Que pourrait être une protection sociale santé retraite chômage du XXIème siècle

Que pourrait être un système de « sécurité sociale » non liberticide, équitable et solidaire dans une Démocratie sanitaire et sociale ?

Tant que l’on ne rétablira pas une Liberté de choix de ses prévoyances, une Équité entre citoyens et catégories professionnelles, une Solidarité envers les plus démunis en responsabilisant individuellement les citoyens, nous continuerons le déclin et l’endettement en restant champion du monde des prélèvements obligatoires et de la redistribution inégalitaire avec ses injustices et discriminations sociales.

Notre système de protection sociale est liberticide, inégalitaire, inéquitable et déresponsabilisant, de plus en plus coûteux de moins en moins efficace et sur la voie de ne plus pouvoir assurer la solidarité pour peu que les taux d’intérêts augmentent, qu’il y ait une crise boursière ou un « bank runing »

Les patients, les soignants, les cotisants ne veulent plus être la variable d’ajustement de 40 ans d’une gestion calamiteuse dont l’obsolescence programmée a débuté dès sa création, a été accentuée par l’arrivée d’une oligarchie au pouvoir bien éloignés d’une véritable Démocratie sanitaire et sociale; depuis nous sommes en crise !

Que pourrait être un système de  » sécurité sociale » non liberticide, équitable et solidaire dans une Démocratie sanitaire et sociale ?
■ Un 1er pilier régime de base pour la solidarité assurée par une fiscalité sociale sur tous les revenus proportionnelle aux possibilités contributives de chacun conforme à la DDHC,

Une taxation des produits à risque sanitaires alimentaires ou industriels. Ceci comporte: les gros risques  (ALD), les démunis responsabilisés et assure la transition pour les droits acquis des retraités pour s’éteindre sur quelques décennies.

Les accidents du travail restent bien entendu à la charge des employeurs. Le taux de cotisation est ajusté chaque année en fonction de l’année précédente pour rester à l’équilibre.

■ Un second pilier obligatoire mais au libre choix de chacun pour la santé, la perte d’exploitation (arrêt de travail), la retraite par capitalisation individuelle.
1° Pour la Santé :

Il assure les frais d’hospitalisations, les soins médicaux et dentaires, l’optique, les audioprothèses etc…Les contrats peuvent proposer ensuite une palette de services supplémentaires qui n’est pas à assumer par la collectivité : services de confort, services de bien être, personne accompagnantes, qualité d’hébergement ou de restauration etc.. Il y aurait également des franchises selon ce que chacun peut  ou veut assumer.

Un compte épargne santé pourrait être rattaché à une assurance de base santé hospitalisation, les frais dentaires, d’optiques, d’audioprothèses étant financées par ce compte épargne santé. Cent pour cent de l’épargne revient aux soins au contraire des mutuelles, et les sommes épargnées sont capitalisées. Statistiquement, les 1er ennuis ne débutent qu’à la quarantaine avec la presbytie, les audioprothèses à 70 ans, les soins dentaires selon l’hygiène dentaire. Il y a de quoi largement financer ses soins ou appareillage si l’épargne débute avec l’activité.

2° La retraite :

La mise en place d’une retraite par capitalisation ne peut  s’envisager que sur une trentaine d’années, il faut là encore assurer la transition par le 1er pilier avec des cotisations dégressives jusqu’à disparition des droits acquis et des retraités.

■ Un 3ème pilier volontaire pour compléter sa retraite en se créant un patrimoine.

Tout ceci suppose en parallèle une refonte en profondeur de la fiscalité.
  • Un système de protection sociale équitable, éliminant les privilèges des uns financés par les autres. 
  • Un système respectant les libertés individuelles dans le respect d’autrui, sans discriminations.
  • Un système qui assure la solidarité envers les plus démunis et assure la transition pour les droits acquis des plus anciens en ce qui concerne la Santé et les retraites. 
  • Un système qui responsabilise individuellement, évite tout endettement supplémentaire, supprime le poids des intérêts de la dette sociale,
  • Un système qui permettrait à chacun de prendre sa retraite à la carte à l’âge voulu, sans la double peine de l’âge de départ et des 42 années, ou chacun serait responsable quand il estimerait que sa rente est suffisante pour ses besoins, et avec une marge sur l’espérance de vie moyenne statistique.

Ceci gommant toutes les inégalités, permet de conserver la même rente pour le conjoint ou par exemple 60% pour le conjoint survivant au choix et enfin laisser le solde en héritage.

Bien entendu les prévoyances retraites seraient placés sur des supports non spéculatifs et le fonctionnement des organismes encadrés par un cahier des charges, une transparence et un agrément révisable. Les comparatifs qui ont pu être réalisés (vu le manque de transparence), montreraient que les instituions de prévoyances auraient des frais inférieur ou identique à la Sécu, mais au contraire de la Sécu sont à l’équilibre, n’ont pas a financer les intérêts de la dette détenue par la CADES ( ce qui en 20 ans a coûté plus de 50 milliards d’intérêts, avec une dette initiale en 1996 de 24 milliards contre 160 milliards environ en 2017).

  • Un système conforme à la Loi et à la DDHC, ajustable annuellement dans ses 2 piliers et donc jamais déficitaire et sans enrichir les créanciers étrangers, non liberticide, équitable sans discriminations selon les statuts professionnels, mêmes devoirs, mêmes droits en fonction des ses choix responsables et solidaire.

La France n’est pas vraiment « EN MARCHE » pour emprunter ce chemin, mais en marche d’ajustements en vases communicants pour poursuivre ce qui ne fonctionne plus depuis la fin des 30 glorieuses et cela fait 40 ans que nous sommes en « crise » partiellement en raison de notre système de protection sociale d’un autre âge avec un quasi retour d’avant 1789: sa noblesse d’oligarques, son clergé syndical, ses créanciers vivant des intérêts des dettes et les serfs asservis à leurs élus de tous bords censés les représenter en tant que serviteurs, mais se servant avant de servir et d’asservir selon les intérêts catégoriels.

Tout est à refaire pour une réelle Démocratie sanitaire et sociale !
Ceci n’est pas une utopie, simplement que depuis 1789 on n’a pas encore essayé !

Les indépendants sont particulièrement touchés par le système actuel et les professions de santé doublement étant quasi les salariés de la Sécu avec tous les inconvénients du libéral sans aucun avantage des salariés et la pire des protection sociale 

Les professionnels de santé, les indépendants et libéraux retrouveraient de la marge, une protection sociale à la carte sans discriminations comme les délais de carence de 90 jours, et à chacun de faire le bilan de ses besoins ou des risques en dehors des gros risques couverts par le 1er pilier. L’assurance du second pilier prendrait là encore en charge les arrêts de travail, les invalidités selon les besoins de chacun ou de sa situation. Si les français sont assez adultes et responsable pour voter et élire leurs représentants de tous ordres, ils devraient assez responsable et adulte pour ne pas être mis sous tutelle par les oligarques d’Etat, par des syndicats paritaires non représentatifs, ce qui ferait faire par ailleurs d’énormes économies.

Il n’y a pas de Liberté collective, il n’y a que des libertés individuelles et les responsabilités qui s’y rattachent dans le respect d’autrui.

Dr E.W.Metzger

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