La pastille Vichy de l’État pour les retraites

La pastille Vichy de l’État pour les retraites

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« Réforme des retraites : l’enfumage continue  » [ Article en lien CONTREPOINTS- l’Iref Europe ]

 

En réalité l’enfumage de la retraite par répartition perdure depuis son instauration par Vichy en 1941, enfumage démagogique entretenu depuis la fin des 30 glorieuses et pour les libéraux de santé accentué depuis les conventions avec les  » honoraires différés Madoff  » en contrepartie des honoraires les plus bas de l’OCDE !

La solution serait pourtant simple pour assurer les retraites des suivants; passer à la retraite par capitalisation en assurant la transition par une fiscalité sociale de transition dégressive et la solidarité envers les plus démunis, ce que l’on aurait déjà dû envisager suite aux nombreux rapports dans les années 80 qui montraient que l’on allait dans les mur. On serait aujourd’hui au bout de la période de transition nécessaire.

On se souviendra qu’avant 1941 les retraites étaient en capitalisation et que c’est Vichy qui a instauré la répartition en confiscant les avoirs des mutuelles préexistantes.

François Mitterrand de manière tout à fait démagogique et pour des raisons électoralistes ( de l’enfumage) a mis en place la retraite à 60 ans.
De la même manière et pour les même raisons les 35 heures ont été de l’enfumage auxquels nos concitoyens ont cru naïvement et que François Hollande défendait encore lors de sa campagne électorale en 2012 en promettant un retour à la retraite à 60 ans après les réformes partielles et insuffisante de François Fillon et non menées au terme vers une capitalisation individuelle sous Sarkozy selon ses propositions aux dires même de François Fillon en novembre 2015 lors d’une rencontre d’APS avec lui : » J’aurais aimé aller plus loin mais Sarkozy avait peur de la rue et était plus préoccupé de son image que de faire les réformes nécessaires, c’était lui qui était le patron ».
On rappellera que Chirac n’avait pas eu plus de courage au préalable.

On connaît la suite, non seulement Hollande n’est pas revenu sur les 62 ans, que défendent toujours les démagogues Melanchon et Le Pen, mais nos gouvernants ont :
Supprimé la demie part des veufs,
Gelé les retraites,
Augmenté la CSG
Instauré un bonus malus des complémentaires obligatoires, une façon « subtile » de baisser le montant des retraites en obligeant à augmenter la durée de travail en sus des 166 trimestres, de l’âge légal de départ à 62 ans sans décotte. Si cette mesure ne touche que ceux nés au delà de 1957, il s’agit bien d’une baisse des retraites de 10 % par an durant 3 ans, soit jusqu’à 65 ans; une façon déguisée d’augmenter l’âge de départ à la retraite.
Dans les régimes à POINTS, augmenté les cotisations en diminuant le nombre de POINTS et la valeur du POINT. C’est le cas des indépendants et des libéraux de santé, avec une baisse des retraites de 15 à 20 % en une dizaine d’années.

■ La réforme par POINT est du même accabit, de l’enfumage !
Comme les retraites par POINTS, des indépendants on augmentera les cotisations, on réduira le nombre de POINTS et on baissera la valeur du POINT.
Si : » chaque euro cotisé, ouvrira les mêmes droits pour chaque euro cotisé » ,
• non seulement celà ne garantit nullement que les € à l’entrée, seront retrouvés à la sortie ( enfumage) !
• Et il est peu probable qu’il soit envisagé de supprimer toutes les inégalités ou inéquités entre tous les régimes professionnels existants et en particulier de certains régimes spéciaux ( enfumage).

■ On voit bien que la durée de travail devra être augmentée et on parle déjà de 63 ans et probablement demain de 64 ou 65. Les libéraux de santé sont déjà à 67 ans et sont pourtant ceux qui travaillent le plus, 2500 h/ an de travail effectif, contre en moyenne environ 1600 h/ an pour le privé et moins encore dans la fonction publique, la fonction publique d’Etat à fortiori des fonctionnaires territoriaux.

Une parenthèse au sujet de la pénibilité au travail.
Si personne ne peut contester la pénibilité de certaines professions, pour exemple: un maçon coffreur travaillant aux 35 heures, en la comparant à un fonctionnaire souvent en dessous des 35h avec pourtant un calcul de sa retraite sur les 6 derniers mois ( avec une promotion 6 mois avant le départ à la retraite) , contre les 25 meilleures années du maçon, on n’envisage pas la pénibilité au travail des libéraux de santé, avec des journées de 12 heures ou plus, le stress, le harcèlement administratif à l’hôpital ou par les CPAM en libéral, les responsabilités qui se rattachent à leurs exercices, les 10 à 14 ans d’études de médecine payés par un pour boire pour une retraite Madoff à 67 ans par POINTS, qui représente 30% du revenu d’activité ou environ 15% pour le conjoint survivant en réversion, ces fameux  » HONORAIRES DIFFÉRÉS » avantage conventionnel !?
Autant pour les paramédicaux avec une formation en alternance et qui devraient rendre des comptes à la Nation pour le financement de leurs études !? Désastre de la Santé dont les décideurs la encore sont responsables.

Alors la remise en question de la pension de réversion qui : » ne touchera pas les retraités ACTUELS », selon Macron, ne dit pas qu’elle ne touchera pas les retraités futurs ! Pour les libéraux de santé encore un risque supplémentaire de voir leurs  » honoraires différés en contrepartie des honoraires les plus bas de l’OCDE « , se réduire à peau de chagrin !

■ Dans un système de retraite par répartition il n’y a que 3 façons d’assurer la pérennité des retraites :
1° Augmenter l’âge de la retraite,
2° Augmenter les cotisations,
3 ° Réduire les retraites.

Compte tenu de l’espérance de vie et de la démographie, nous ne sommes plus dans les 30 glorieuses avec une espérance de vie à 67 68 ans, ni une croissance à 5 %, ni le plein emploi, la dette de l’Etat n’est plus de 78 milliards mais de 2300 milliards et ceci sans les 3500 à 4000 milliards du « hors bilan », du triplement ou quadruplement des fonctionnaires, dont les retraites sont financés par les contribuables et représentent la plus grande partie de cette dette  » hors bilan », une bombe pour la génération suivante qui devra choisir entre ses enfants ou : les retraites de leurs parents, leurs soins et leurs EHPAD. Le choix sera évident !

■ La vraie RÉFORME serait le passage à la capitalisation individuelle.

Ceci nécessite toutefois une trentaine d’années pour assurer la transition pour les droits acquis. Ceci a déjà fait l’objet de plusieurs explications par APS.
Celà n’est possible qu’en séparerant les assurances prévoyances santé et retraite de la solidarité dans notre système de  » sécurité sociale  » qui bientôt devrait s’appeler  » de protection sociale  » lors de la révision constitutionnelle ( cf. l’article précédent sur APS Facebook à ce sujet censuré par ailleurs et conséquence probable des directives européennes applicables à compter du 1er octobre 2018 sous peine de sanctions de l’UE faute de rétablir la liberté du choix de sa protection sociale obligatoire santé et retraite ).

On rappellera simplement les avantages de la retraite par capitalisation individuelle:
• La Liberté de choisir son assurance retraite obligatoire, ,
• On cotise pour soi et non pour le voisin ou les régimes spéciaux ou les « profiteurs » de l’assistanat,
• On a la possibilité de prendre sa retraite à la carte en choisissant l’âge de départ à la retraite,
• Il n’y a pas de décote pour le conjoint survivant, ou alors cette décote en % est librement choisie,
• Le capital résiduel est entièrement transmis au conjoint en cas de sortie en capital,
• Ce capital residuel est entièrement transmis aux héritiers en cas de décès du couple.
• La gestion de cette retraite est librement confiée à un organisme sur des supports librement choisis selon les risques que l’on est capable d’assumer ( de préférence sur du tangible plutôt que sur une économie financière virtuelle).
• Un seul intermédiaire, plutôt que tous les intermédiaires qui en vivent du système actuel : assureurs Sécu, complémentaires, organismes intermédiaires collecteurs, du contentieux, les syndicats paritaires et tout ceci en toute opacité et de manière liberticide ou l’Etat et leurs  » amis » décident pour les tous mes citoyens.

La capitalisation n’empêche en rien la Solidarité Nationale envers les démunis et pour assurer la transition comme nous l’avons déjà expliqué à maintes reprises, par une fiscalité sociale dégressive pour assurer la transition : cotisation sociale de solidarité, taxes sur les produits alimentaires et industriels à risques, dons exonérés à 100% de l’impôt sur le revenu etc.., comme d’ailleurs pour la protection sociale santé qui existe déjà avec la CMU ou l’AME, minimum vieillesse etc..; 100 % des citoyens n’ont pas besoin de la Solidarité Nationale, ni de l’assistante sociale d’ Etat et de ses  » amis » intermédiaires qui en vivent !

Reste à  » rééduquer » les citoyens pour les guérir du mythe de la  » sécurité sociale  » à la française,  » Mère Nourricière » et de l’Etat providence  » Père Noël « ; la SOLIDARITÉ n’étant pas à confondre avec de l’ASSISTANAT !

Edward W.Metzger

https://www.contrepoints.org/…/319642-reforme-des-retraites…

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