Témoignage

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https://youtu.be/k5ngYjlTwHM?t=1688

Universalité signifie les mêmes Droits pour tous, les mêmes Devoirs pour tous, le même Statut pour tous !

Au pays ou  » les Hommes naissent égaux en Droits…. », de LIBERTÉ- ÉGALITÉ- FRATERNITÉ, certaines catégories de citoyens auraient ils droit à un piédestal, selon la formule de notre premier ministre ?

Agnès Verdier-Molinié

Directrice de la Fondation IFRAP

https://youtu.be/k5ngYjlTwHM?t=1688

 

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C’était en 2000, juste avant l’arrivée de l’euro. C’était l’histoire de Pascal, un agriculteur établi en Bretagne.

Pascal, mon paysan de pote.

Une trentaine d’hectares de terres en plein bocage. Trop peu pour vivre aujourd’hui.

Alors, l’espace de 24 ans, il avait monté une belle ferme d’accueil en pierre, au prix d’une énergie novatrice, autour d’une structure de randonnée. Cette double activité d’agrotourisme, alliant le tourisme responsable et l’agriculture en bio, rayonnait sur l’économie rurale locale en participant aussi à l’échange culturel, car les randonneurs arrivaient de l’Europe entière.

N’ayant pas d’apport personnel, il avait dû emprunter au Crédit agricole, lors de son installation, la somme de 400.000 Francs (61.000 euros). Il aura remboursé au bout de 25 ans 1.000.000 Francs (154.000 euros) ! Belle affaire pour la banque…

Pascal, en cette année 2000, avait décidé de diversifier encore son activité et de lancer un petit élevage de moutons. Aménagement d’un bâtiment, achat du cheptel, etc… Tout aurait dû bien se passer, comme pour les autres activités. Mais voilà… La guigne se mit de la partie, la chienne du monde comme le dit Pierre-Jakez Hélias. Tout ce qui pouvait arriver à un éleveur durant une vie, Pascal le supporta en seulement une année : maladies, décès, entraînant de lourds frais de vétérinaire, d’aliments et au final la perte totale du troupeau.

En décembre, sa trésorerie était dans le rouge foncé. En janvier il n’a pas pu honorer ses cotisations à la MSA, la sinistre Mutualité Sociale Agricole. En avril non plus, et en juillet encore moins. En tout 150.000 Francs (23.000 euros). Alors sont venues la lettre de rappel, puis la mise en demeure, puis la contrainte et enfin est tombé le jugement du tribunal.

Pascal avait commis le crime le plus grave qui soit : innover, échouer et ne pas pouvoir payer son assurance-maladie et son assurance-retraite. Quand vous ne payez plus votre assurance automobile, la compagnie cesse simplement de vous assurer. La MSA, non : elle vous poursuit de sa hargne jusqu’à vous faire rendre gorge et récupérer ses cotisations. Pour 23.000 euros, elle s’apprêtait, en toute bonne conscience, à jeter à la rue un homme courageux et sa famille.

A ce moment, il restait à Pascal seulement trois ans de remboursement de son emprunt foncier pour être enfin chez lui. Vous entendez bien : à trois ans de la fin de son emprunt, on lui prenait le travail de sa vie, pour 23.000 euros qui n’étaient même pas une dette, mais seulement une cotisation…

En octobre de l’année suivante, l’huissier était venu à la porte de la maison. Ou bien Pascal payait sa dette à la MSA, ou bien on lui saisissait sa ferme et ses terres pour les vendre aux enchères. C’est à ce moment, au cours de l’assemblée générale d’une association dont nous faisions partie, que Pascal nous a raconté, en pleurs, ce qui lui arrivait. La suite est affaire de solidarité, la vraie, celle des Hommes : chaque membre de l’association a versé par chèque ce qu’il pouvait, à l’ordre de l’huissier, pour éponger la dette et les frais.

Vous ne savez pas ce qu’est la MSA ? Mais si, vous savez, il suffit de relire le préambule de la Constitution de 1946 : c’est un organisme de sécurité sociale créé au sortir de la guerre, comme les autres organismes du même type, pour assurer à tous les Français une sécurité, même en cas d’absence de revenu. C’est marqué en toutes lettres : « pour assurer à tous les Français une sécurité, même en cas d’absence de revenu »

Trois mots à la connotation généreuse composent ce sigle :
– Mutualité : implique que chacun cotise afin d’aider celui qui est dans le besoin. Celui est en bonne santé paie pour les malades, celui qui n’a pas d’accidents paie pour celui qui en est victime.
– Sociale : marque un fort sentiment de fraternité, le choix d’un pays de ne pas laisser au bord du chemin celui qui a subi un coup du sort.
– Agricole : un pays sans paysans est un pays sans avenir. La terre nourrit l’Homme par le travail de l’Homme.

Résumons cette abjection : un organisme créé en 1945 pour assurer une « sécurité » aux agriculteurs dans le besoin, en est arrivé 55 ans plus tard à les foutre à la porte de leur maison justement quand ils ont le plus besoin de solidarité et de sécurité. Aujourd’hui, on ne brûle plus ceux qui ne peuvent pas payer leurs cotisations, comme on brûlait au Moyen-âge les impies. Non, on fait comme aux plus beaux temps du servage, on les FOUT dehors ! Adieu travail, maison ! et passe la machine à broyer les vies !

Quelquefois, brisé par la honte et l’échec, l’agriculteur n’attend pas qu’arrive l’homme en noir à sa porte. Seul, il commet l’irréparable. Chaque jour qui se lève, un agriculteur se suicide dans le beau pays de France. Quand ce n’est pas la banque qui l’accule à la ruine, c’est la MSA qui arrive à la curée. Avez-vous entendu nos médias mous nationaux s’en scandaliser ?

La MSA est soi-disant administrée par des gens du monde agricole : comment des agriculteurs, des entrepreneurs, des hommes du terrain peuvent-ils encore siéger dans ce tribunal inquisitorial. Comment peuvent ils rentrer chez eux, le soir, après une réunion du conseil d’administration, durant laquelle ils ont jeté dehors un homme de leur fratrie ? Un seul de ces hommes aura-t-il le courage de se lever, au cours d’une réunion, et de dire NON ? Non, c’est terminé, à partir d’aujourd’hui je refuse d’appliquer les lois, règlements et décrets qui régissent cette institution. Non, je refuse de donner ma caution, ma voix, mon honneur à cette monstruosité bureaucratique. Non, je ne donnerai plus un sou, plus jamais, à ces caisses qui n’ont de social que l’ombre du nom.

Si un jour une voix comme celle-ci se lève, alors se lèvera en France une aube d’espoir. Alors les hommes du terroir recommenceront à travailler pour que vive leur famille, comme l’avaient fait avant eux des générations de paysans courageux et obstinés.

Et le dernier mur de la Honte tombera en Europe.

Ce texte est pour toi, l’ami Pascal. Tu as rendu ta fourche et ton tablier voici quelques années. Puisses-tu là-haut reposer dans un monde où la Fraternité possède encore un Sens….

Jacques Clouteau

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medecin

Entièrement d’accord avec mes aînés… Ici sur Facebook comme dans mon coin où l’approche de la fin de carrière les empêche de sortir du système.

Dans le contexte actuel, le déconventionnement constitue une arme de pression face à l’Autorité de tutelle.

Demain, bien sûr si la Loi passe, mais aussi si notre ministre échoue dans ses objectifs destructeurs, l’avenir de la médecine libérale et des patients passe par une reprise en main de leur destin.

Le déconventionnement permet pour l’entreprise libérale, que chaque médecin libéral tente aujourd’hui de maintenir, l’investissement nécessaire à son ambition de soin…

– Investissement technologique bien entendu,

– Investissement humain avec une création d’emplois non délocalisables permettant au médecin de minimiser la perte de temps administrative actuelle au profit des autres secteurs de son activité,

– Investissement scientifique dans la mise à jour permanente des connaissances médicales en dehors des rapides et gratuites formations actuelles sponsorisées par l’industrie pharmaceutique ou la mutualité,

– Investissement confraternel dans un partenariat transversal avec les autres soignants pour améliorer l’optimisation de la prise en charge du patient,

– Investissement temporel enfin et surtout dans la relation avec son patient : majoration de la durée de consultation, de l’entretien, de l’examen clinique, de la réévaluation, permettant de minimiser le recours à l’hospitalisation, aux prescriptions paracliniques coûteuses, inutiles et iatrogènes selon les médias).

Chaque point de cette démonstration est à mettre au bénéfice du patient, du médecin… Et indépendamment des assureurs qui prendront ainsi en charge des soins pertinents !

Ce système gagnant-gagnant représente bien entendu un coût… Plus qu’un coût, c’est un investissement qu’il est de la responsabilité déontologique des soignants d’imposer ! Cet investissement dans un outil performant entre les mains d’un médecin français dont on targue souvent la qualité et l’expertise représente ainsi une des lignes du budget de l’entreprise libérale, au même titre que l’emploi du personnel, que la mise à disposition d’un local adapté à l’accueil des patients sans discrimination liée notamment au handicap…

Au même titre enfin que le salaire que se rétrocède le médecin à la fin de son exercice qui, outre le volume horaire passé à faire de la médecine, doit aussi tenir compte du temps passé à gérer les dossiers médicaux en l’absence des patients, du temps passé à la gestion de l’entreprise et doit enfin tenir compte de la valeur ajoutée théorique des années d’études et des qualifications et diplômes obtenus…

Tant que le monde médical se contentera de faire tenir tout ce financement dans le 23€, ce sera forcément au dépens de certains des items cités. Les cartes sont entre les mains des médecins qui se doivent donc de proposer un service expert à son patient, et pour cela reprendre sa liberté face aux assureurs !

Le médecin doit réapprendre le fonctionnement libéral, le vrai… L’offre et la demande de soins équilibreront la vraie valeur de l’activité medicale ! Toujours sous le regard du seul Ordre des médecins qui veillera au tact et mesure censé fonder la hauteur de nos honoraires…

Bref, le déconventionnement est effectivement à mon sens, ce que l’on peut offrir de mieux à nos patients ! La prise en charge de la vraie valeur de notre travail sera alors l’affaire de la relations patients-assureurs qui devront se mettre à la page pour garder leur attractivité et leur clientèle…

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assurance-maladie

Ceux qui ont suivi mon conseil et qui ont consulté la thèse de doctorat en Droit Public de Madame Perle-Marie Pradel ont compris que les relations entre la sécurité sociale et les médecins libéraux (bientôt étendue à tous les organismes financeurs) sont fondées sur deux sophismes ;

SOPHISME n° 1
La subordination des médecins est économiquement nécessaire aux organismes financeurs et la condition sine qua non de leur équilibre financier,

SOPHISME n° 2
La subordination des médecins est nécessaire au maintien de la qualité des soins.

Ces sophismes constituent le fondement de tous les textes réglementaires en terme de relations entre les praticiens et les caisses.

C’est particulièrement le cas de la future Loi de Santé qui en fait de modernisation pérennise cette tendance déjà ancienne.

Si on y ajoute les prétentions thaumaturges millénaires du pouvoir politique en matière de santé, et les relations toujours difficiles entre pouvoir et savoir on peut comprendre que le libéralisme médical n’a aucune place dans notre système d’assurance maladie.

Même si les sophismes qui servent de fil directeur à toutes les lois de santé sont de lamentables âneries ce sont eux qui dominent la pensée des économistes de al santé de Madame Dormont à monsieur De Kervasdoué en passant par monsieur Teulade monsieur Caniard et beaucoup d’autres plus anonymes.

Les résultats piteux de la sur-administration de la santé de la diarrhée réglementaire ,de la débauche de normes et de la subordination croissantes des médecins accompagnant la multiplication des « bullshit jobs » qui envahissent le système sont les suivants:

En dépit de l’explosion des déficits sociaux,notre système de santé qui occupait la première place mondiale navigue aujourd’hui entre la 7è et la 13è suivant les critères analysés.

Les amateurs de sophismes n’ont jamais que ce qu’ils méritent… mais apparemment, cela ne suffit pas pour qu’ils se remettent en cause…

Quand on a versé du caniard-wc dans la cuvette des chiottes on ne peut plus le remettre dans le flacon.

Le financement public des dépenses de santé qui est en fait la racine du mal va être responsable pour des raisons économiques évidentes d’un transfert de subordination des médecins à tous les financeurs.

C’est d’ailleurs ce que dit implicitement madame Dormont qui a parfaitement raison sur ce point.

En conséquence de quoi:

a)Ceux qui défendent à la fois la médecine libérale et la « sécu » sont des ânes.

b)Entre le conventionnement avec un assureur quelconque (sécu comprise) et la médecine libérale il va falloir choisir.

c)Ceux qui pensent se libérer en quittant la sécu (ce qui est une attitude militante) et en restant conventionnés ne sont pas libérés des sophismes décrits ci-dessus et ne sont donc libérés…. de rien.

Après le passage en force de la Loi de Santé attendez vous à une « opération charme » de la part de nos autorités tutélaires qui après vous avoir bien attachés vont essayer de vous démontrer qu’elles ne vous veulent aucun mal.

En effet, nos autorités de tutelle veulent « simplement » (depuis toujours…) transformer les médecins en cadres de santé exécutant des directives établies de façon centralisée en pensant parfois sincèrement que c’est une bonne solution.

Pour les autorités sanitaires il n’y a pas de différence de nature entre une IBODE et un CHIRURGIEN ou un REANIMATEUR mais une simple différence de niveau dans la catégorie des cadres de santé.

Je vous dis d’avance que bien des confrères fatigués de se battre au sein d’un système dit libéral rendu sciemment invivable se contenteront de ce statut.

En ce qui me concerne je tire ma révérence et je vous adresse mes sincères encouragements.

Bien confraternellement à tous.

Dr J-F HUET
Médecin Anesthésiste Réanimateur
Retraité du secteur 1
(devenu libre et « pigiste de luxe » très demandé)

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Vous êtes un exemple de ce qui est à faire contre ce gouvernement autiste, sourd à toutes les réalités de la vie des soignants en voulant imposer un système de médecine « industrialisé » et « déshumanisé » sans aucune réelle concertation avec les professionnels de soins.

Je vous souhaite d’être entendus. APS va tenter de fédérer toutes les professions médicales paramédicales, et toutes les professions de santé pour des procédures juridiques et toutes autres formes d’action dans les jours à venir. Le site sera ouvert ce jour, en voie de finalisation.

Chaque profession y trouvera son espace pour partager des initiatives.

Dr Edward Metzger, médecin retraité, donc sans aucun intérêt quelconque, si ce n’est d’être aussi un patient.

Comme promis je vous écris pour vous raconter mon aventure américaine,
Apres avoir été directeur le labo d’analyses pendant 12 ans dans la région de Bordeaux avec une double casquette de médecin biologiste et endocrinologue (J’ai fait partie de la dernière promotion ou les CES n’étaient pas encore remplaces par l’internat tel qu’on le connait aujourd’hui et ou il était possible de faire 2 spécialités en même temps), J’ai décide de changer d’air et de direction: plusieurs raisons a cela:

1) une énième reforme de sante qui une fois de plus réduisait les tarifs de biologie et me forçait a licencier une bonne partie de mon personnel ( de 1990 à 2002 j’ai du passer de 26 a 7 employés) et je n’avais pas choisi ce métier pour mettre a la porte des gens sympas et compétents mais survie oblige..

2) le manque total de visibilité a long et moyen terme sur ce que la profession allait devenir et a ce moment la l’idée germait déjà que des groupes financiers rachèteraient les labos pour les regrouper comme c’est le cas aux USA.

3) Ma femme qui est américaine et qui est du genre dynamique et entrepreneuse ne s’est jamais habituée a la mentalité Française qui est il faut l’avouer une mentalité d’assiste pour beaucoup de concitoyens et ou l’état inhibe toute initiative. J’ai donc mis mon labo en vente et mes économies en poche nous avons migre vers les états unis en Floride.

Pourquoi la Floride? Tout simplement parce que il y fait beau 90% de l’année, la plage n’est jamais loin, les gens y sont amicaux et accueillants pour les Français (qui y sont d’ailleurs nombreux. On estime a près de 600 000 le nombre de Français vivant en Floride, principalement dans la moitie sud), et entre autres le permis de conduire Français y est reconnu et il n’est pas nécessaire de le repasser comme c’est le cas dans 48 autres états américains.

A mon arrivée nous avons donc achète une maison (c’était en 2003, et j’avais 45 ans a l’époque) et je me suis replonge dans mes études pour passer les équivalences de diplômes qu’on appelle ici les USMLE. Ces USMLE sont sépares en 3 exams: USMLE 1: examen de 8 heures avec si je me souviens bien 8 modules de 50 questions (1 heure par module) avec questions a choix multiples sur les sciences de base (anatomie, physiologie, biologie, etc).

Cet exam m’a donne du mal et a été long a préparer car la quasi totalité de ce que j’avais appris pendant mes 3 premières années de médecine était déjà oubliées. 2: USMLE 2: des cas cliniques avec réponses a choix multiples, très facile .USMLE 3 examen d’un patient qui en fait est un acteur paye par la fac et mimique une maladie et ou on est note sur son approche du patient, ce qu’on appelle ici les « bedside manners ». Très facile.

Cet examen il y a peu a été remplace par une version allégée de l’USMLE 2. Ces examens peuvent être passes dans le désordre, mais mon avis est de commencer par le plus difficile. En parallèle j’ai passe le TOEFFL, examen écrit d’anglais qui est facile et de niveau classe de 6eme. En attendant mes résultats (ca a pris 3 mois) j’ai envoyé mon CV à plusieurs universités pour un intensif et sur 15 lettres j’ai reçu 8 réponses favorables. En tant que médecin étranger les choix de spécialités sont très limites aux USA, et on ne peut prétendre qu’a médecine générale ou maladies infectieuses ou des spécialités peu recherchées comme pathologie.

Certains états aussi sont plus favorables à l’accueil de médecins étrangers, c’est le cas de Washington DC, la Floride, la caroline du sud et pas mal d’états du mid West.

J’ai donc choisi médecine générale et me suis retrouve dans un programme d’internat qui en fait s’est solde par 2 matinées par semaine et pendant 1 an au lieu de 3. Ils tiennent comptent de l’expérience passée. Mon diplôme en poche et ne connaissant pas suffisamment les rouages de l’assurance maladie américaine, j’ai ouvert un service de SOS doctors, ou je faisais les urgences principalement dans des grands hôtels pour touristes riches. Comme je ne pouvais pas tout faire tout seul j’ai embauche des médecins mais très vite ca a été l’impasse car peu de médecins américains acceptent de travailler pour moins de 200 000 dollars par an et n’acceptent pas de travailler après 4 heures de l’après midi ou les weekends.

Apres 1 an et demi j’ai dévissé la plaque et ai monte une société de chirurgie internationale ou j’ai essaye de faire venir en France et au Mexique ( a Cancun) des patients américains en mal de couverture médicale, mais la quasi je me suis heurte a 3 problèmes, le fait que peu de médecins Français parlent suffisamment anglais pour dialoguer avec ces patients, des problèmes légaux de suivi post op, et le fait que les chirurgiens Français et mexicains que j’avais recrute ont commence très vite a voir des dollars partout et ont double voire triple leurs tarifs ( dans la mesure ou la sécu n’entrait pas en jeu) ce qui a été un frein brutal a ce genre d’activité.

Finalement, et parce que dans le même temps j’avais monte une école d’entrainement de médecin et infirmiers étrangers pour les aider à repasser leurs diplômes, j’ai été mis en contact avec un étudiant qui participait comme régulateur a des études cliniques.

J’ai trouve l’idée intéressante et ai ouvert mon propre centre de recherches cliniques. Je passe des contrats avec des compagnies pharmaceutiques qui me payent pour mettre à exécution leurs protocoles de recherche sur des patients volontaires. Pour ne pas me casser la tête et éviter toutes formes de risques, je ne fais que des phases 2 ou 3. J’ai commence il y a 3 ans, j’ai maintenant une moyenne de 5 a 7 études qui tournent en permanence, J’ai embauche 2 infirmières et 4 techniciens ainsi qu’un médecin assistant, je vois entre 15 et 20 patients par semaine, chaque visite étant payée entre 1000 et 2000 dollars , mon cabinet ferme a 13h ainsi que les samedis et dimanches. Le travail est intéressant, et je suis ravi d’avoir saute le pas. Les patients sont ravis de participer car ils reçoivent des médicaments gratuits (ici les médicaments sont affreusement chers (entre 8 et 10 fois plus qu’en France) et les assurances médicales n’en prennent en charge qu’une toute petite part.

En 2006, j’ai aussi envoyé une copie de mes diplômes au GMC anglais pour obtenir une équivalence de mes diplômes Français ce qui me permet si je le souhaite d’aller travailler de temps en temps aux Bahamas qui sont toujours sous coupe anglaise en ce qui concerne la reconnaissance de diplôme. En conclusion, sauter le pas n’est pas facile, mais les obstacles sont tout à fait franchissables comme la langue par exemple qui s’apprend très vite en immersion complète, et compte tenu de ce qui s’annonce en France, si c’était à refaire, je recommencerais sans l’ombre d’une hésitation.

PS: petite cerise sur le gâteau, l’obtention d’un deuxième passeport est plutôt sympa quand il on aime voyager.

Très amicalement, Bruno Médecin

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