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L’amélioration de la compétitivité des entreprises françaises est une nécessité absolue pour espérer résorber le chômage. Or Les charges qui pèsent sur l’emploi proviennent essentiellement de notre protection sociale. En 2011, le budget de la Sécurité Sociale représentait environ 450 milliards d’euros, soit un quart du PIB de la France, plus que le budget de l’État. Il avait alors manqué près de 20 milliards de recettes pour parvenir à l’équilibre ! Ces sommes sont colossales.

La parodie de négociation (vingt heures non-stop) entre les syndicats de médecins, les Caisses d’assurance maladie, les complémentaires-santé vient de se terminer sous la pression du gouvernement par un semblant d’accord qui ne change rien au système. Or les Français connaissent toujours plus de difficultés pour se soigner, la révolte gronde chez les médecins, et les tarifs des mutuelles sont en perpétuelle augmentation. Bien pire certains de nos concitoyens renoncent aux soins médicaux, ou ont du mal à y accéder.

Dans ces conditions, le soutien jusque-là inébranlable de la population française envers ce « système que le monde entier nous envie » risque de rapidement se fissurer. Les cadres salariés ont déjà compris, en constatant le cumul monstrueux de leurs charges patronales et salariales, l’avantage évident que leur procurerait le choix d’une assurance privée. Les travailleurs indépendants ont fait la même analyse. Les frontaliers franco-suisse ont quant à eux voté en majorité contre l’affiliation obligatoire à la Sécurité Sociale française (leur régime dérogatoire prendra fin en mai 2014). Quant aux médecins, à la fois cotisants et dépendants de l’Assurance Maladie, ils pourraient bien quitter un jour en masse la convention pour le secteur libre, lassés d’appointements inférieurs à ceux de leurs homologues étrangers ou d’un plombier français.

Or à ce jour, malgré les gesticulations de nos gouvernants, malgré la baisse continue des prestations et l’augmentation des cotisations ou de la CSG, le système glisse vers toujours plus de déficit pour des coûts de plus en plus élevés. Comment sortir de cette spirale ? Certains pays sont pourtant sur la bonne voie [1].

Pour suivre la démarche des pays qui ont réussi, il suffirait de passer d’un système règlementaire avec des tarifs, pour nous diriger vers un système de marché qui génère des prix. C’est en effet la concurrence qui permet aux acteurs de trouver l’équilibre économique, donc l’équilibre financier, l’État se contentant de fixer les règles. La principale de ces règles doit cependant être l’interdiction pour les intervenants (assurance maladie ou professionnels de santé) de choisir leur clientèle. Le dernier prix Nobel d’Économie, attribué à des spécialistes de la théorie des jeux, est là pour nous le rappeler : tout système économique implique des partenaires, lesquels jouent chacun dans leur propre intérêt.

Dans cette optique, on voit bien pourquoi en France personne n’est prêt à changer la donne : le secteur hospitalier veille sur sa confortable improductivité, les professionnels de santé « libéraux » se sont habitués à travailler dans l’environnement bureaucratique de la sécurité sociale, l’industrie pharmaceutique engrange des profits grâce à l’autisme et à l’inertie du système de remboursement, la population a compris qu’il n’est plus nécessaire de travailler et de cotiser pour bénéficier d’une protection, les retraités font l’autruche, la fonction publique joue la carte du déremboursement, et les hommes politiques s’agitent avec pour seul objectif de repousser l’inéluctable faillite au-delà de la prochaine élection. Quant aux compagnies d’assurances et aux mutuelles complémentaires, elles sont aujourd’hui trop heureuses de n’avoir à assumer ni la totalité de la population ni les pathologies les plus lourdes. Tant que les entreprises françaises le supportaient, l’illusion pouvait perdurer.

Or la Communauté Économique Européenne a interdit « les restrictions à la libre prestation des services à l’intérieur de l’Union… ». Une première Directive (73/239/CEE du 24 juillet 1973) a d’ailleurs défini les conditions d’agrément des sociétés d’assurances, mais elle précisait que ne sont pas concernées « les assurances comprises dans un régime légal de sécurité sociale. »

Un mouvement de contestation a alors vu le jour en France en 1990, avec à sa tête Claude Reichman. Deux travailleurs indépendants, MM. Poucet et Pistre, refusèrent de régler leurs cotisations de sécurité sociale. Ils estimaient qu’ils devaient, à cette fin, pouvoir s’adresser librement à la compagnie d’assurance privée de leur choix, établie sur le territoire de l’Union, plutôt que d’être soumis aux conditions fixées unilatéralement par les caisses. Interrogée par la juridiction sociale française, la Cour de Justice des Communautés Européennes a répondu finalement le 17 février 1993 que les organismes concernés ne constituent pas des « entreprises » au sens du Traité de Rome car ces organismes « obéissent au principe de la solidarité ». Les prestations assurées étant les mêmes pour tous les bénéficiaires, s’opérait une redistribution des revenus, si bien que les organismes concernés, qui ne pouvaient faire varier ni leurs ressources ni leurs prestations remplissaient une fonction exclusivement sociale et non économique. Il n’y avait pas d’application du droit à la concurrence. Ajoutons que, pour que la demande puisse rencontrer le succès, il fallait encore faire juger que les caisses de sécurité sociale soient convaincues d’un abus de position dominante au sens de l’art. 87 du même Traité.

Les principes de cet arrêt, sur lesquels repose encore aujourd’hui la position de la justice française, du gouvernement et de la Sécurité Sociale, ont été plusieurs fois confirmés, en particulier dans deux affaires identiques concernant les caisses italiennes, et en 2004 les caisses allemandes. D’autre part, un arrêt de la CJCE de 2005 s’est fondé sur l’arrêt Pistre de 1993 pour rappeler que les caisses Organic et Cancava n’exerçaient pas d’activité économique.

En France les contrevenants sont lourdement sanctionnés. Toute incitation à un refus de cotiser est punie de 6 mois de prison et/ou d’une amende de 7.500 à 15.000 euros (ce qui nous paraît d’ailleurs relever de la Cour Européenne des Droits de l’Homme).

La Sécurité Sociale française est-elle encore en 2012 un « régime légal » exclu des directives européennes, ou bien est-elle devenue au fil du temps un régime professionnel soumis à la concurrence ? Pour certains le combat continue, dans une volonté farouche de voir appliquer à la lettre les considérants d’une autre Directive, (92/49/CEE du 18 juin 1992) : «  le marché intérieur … implique… la possibilité pour tout assureur dûment agréé de couvrir n’importe quel risque parmi ceux visés à l’annexe de la Directive 73/239/CEE ; qu’à cet effet il est nécessaire de supprimer tout monopole dont jouissent certains organismes dans certains États membres pour la couverture de certains risques ».

En changeant le nom de sa branche maladie pour l’appellation d’ « Assurance Maladie », en offrant des prestations différentes selon l’affiliation des assurés (CMU, régime général, régime des travailleurs indépendants…), en maintenant des grilles multiples de cotisation sans rapport avec une juste redistribution des revenus (caisse des Français l’étranger, régime particulier de l’Alsace-Moselle, caisse de la sécurité sociale agricole…), en n’assurant pas son équilibre financier, notre système semble s’éloigner progressivement de ce qui pourrait ressembler à un régime légal. Il est bien entendu impossible de faire des pronostics sur les décisions de justice à venir et sur un éventuel revirement de la jurisprudence de la CJCE [2]. Constatons cependant que nos mutuelles et nos assurances privées ne sont nullement préparées au séisme que provoquerait un tel revirement. En revanche, les assureurs néerlandais ou allemands disposent dans leurs portefeuilles de produits immédiatement adaptables, et d’une surface financière leur permettant de pratiquer des prix d’appel suffisamment convaincants.

Il nous semble en tout cas qu’en s’arqueboutant sur le refus d’ouverture à la concurrence, l’État français se prive d’une carte maîtresse vers la réduction des coûts de la branche maladie.

La Fondation iFRAP estime donc qu’une réflexion devrait s’engager au plus haut niveau pour envisager la création d’un système concurrentiel soucieux du consensus politique français et respectant autant que possible nos traditions. En clair, s’il ne nous paraît pas possible aujourd’hui d’ouvrir la couverture maladie à des assurances privées, il serait en revanche judicieux d’instaurer progressivement une concurrence entre Caisses Régionales ou Caisses Primaires, dans la mesure où elles disposent déjà du statut pour ce faire. Les entreprises, les agriculteurs, les travailleurs indépendants seraient libres de s’affilier à la Caisse de leur choix. Les Caisses auraient la liberté de fixer leurs tarifs et le niveau de leurs prestations, de donner leur agrément à tel ou tel service de soins conforme aux normes définies par l’État en fonction de critères de prix et de qualité. Comme en Allemagne et aux Pays-Bas, des mécanismes de compensation seraient mis en place entre caisses en fonction des types d’assurés (âge, sexe, catégories sociales …) en échange de l’interdiction de faire le tri parmi leurs affiliés. Et qui sait, nos Caisses les plus performantes pourraient peut-être un jour se lancer à la conquête du marché européen de la santé.

[1] Cf. http://www.politiquessociales.net/I…

[2] On se référera à l’étude de Koen LENAERTS sur la jurisprudence européenne :http://www.mc.be/fr/109/Resources/d…

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Du lundi 18 au mercredi 20 mai, une centaine de médecins du bassin roannais sont en grève. Exprimant le mal-être de leur profession, ils entendent protester contre la loi de santé porté par Marisol Touraine et alerter le grand public sur la diminution constante du nombre de professionnels de santé.

Selon le docteur Bruno Pagès, l’un des médecins à l’origine du mouvement, la grève est « massive » car suivie par la quasi-totalité de ses confrères roannais. « Selon un pointage, 50 sur 52 cabinets médicaux sont fermés à Roanne. (…) Dans les villes et villages aux alentours de Roanne, le mouvement est suivi par au moins 95% des médecins », a indiqué le docteur Pagès.

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CONTESTATION – Pour lutter contre le projet de loi santé, des centaines de médecins généralistes roannais ont décidé de fermer leur cabinet pendant trois jours à partir de lundi.  

95% des médecins généralistes de Roanne (Loire) ont prévu de se mettre en grève à partir de lundi. Très remontés contre le projet de loi santé de Marisol Touraine, voté en première lecture à l’Assemblée nationale mi-avril, ils dénoncent surtout « l’indifférence et l’immobilisme du monde politique » face à la situation de la région.

« Il faut durcir le mouvement ». Malgré de nombreux jours de grève dans tout le pays, la ministre de la Santé n’a pas souhaité reculer. « L’évolution considérable de la charge administrative demandée aux médecins aura un impact négatif sur leur disponibilité, et donc à l’accès aux soins des populations », annoncent les médecins dans une lettre écrite à leurs patients. « Fermer une journée, on a vu ce que ça donnait », constate au micro d’Europe 1 le docteur Michel Séraille, médecin à Roanne. « Ça ne sert à rien. Donc, dans un premier temps, on va fermer trois jours. Si nous ne sommes pas pris en considération, il y aura un durcissement ».

La contestation gagne-t-elle du terrain ? Soutenu par plusieurs syndicats comme MG France, ce mouvement a-t-il une chance d’être suivi ? « En Saône-et-Loire, nous sommes déjà rejoints par 200 médecins généralistes qui sont prêts à se calquer sur notre attitude », assure le docteur Séraille. « Dans le Rhône, ça se prépare un petit peu. Dans la région parisienne, l’idée est relayée également. Ce mouvement peut faire tâche d’huile ».

Et les patients ? Avec près de 90 médecins grévistes à Roanne, les patients devront forcément trouver un plan B. « C’est sûr que nos confrères urgentistes risquent d’être surchargés », regrette Michel Séraille. « Mais on nous méprise depuis des mois. On ne va pas brûler des pneus devant la sous-préfecture. Mais il faut que le mouvement soit beaucoup plus dur pour qu’on soit entendu ».

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A l’heure où les protestations et les grèves contre la loi Bachelot sur les hôpitaux vont bon train, il est utile de rappeler quelques vérités : l’hôpital français ne manque pas de personnel mais d’une gestion efficace.
La ministre de la Santé, Roseline Bachelot, a fait voter par l’Assemblée nationale une loi de modernisation de l’hôpital. Cette loi qui sera examinée au Sénat à partir du 11 mai a déclenché des vagues de grèves et de protestations dans les milieux hospitaliers. Pourtant, même si elle donne un peu plus de pouvoir aux directeurs d’hôpitaux, nous sommes loin d’une gestion privée et efficace des hôpitaux comme cela est le cas par exemple en Suède où la gestion du système hospitalier a été confiée en grande partie à des organismes privés.

Les grévistes et les syndicats qui descendront vendredi dans la rue veulent protéger « le meilleur système de santé au monde », mais que personne ne copie et laisse mourir des malades à la porte de ses hôpitaux. Le 28 décembre dernier, les 27 hôpitaux publics de la région parisienne ont été incapables d’accueillir un homme victime d’une crise cardiaque. Promené pendant six heures, il est mort juste avant d’entrer à l’hôpital Lariboisière où une place lui avait été trouvée. Quelques jours auparavant, la veille de Noël, un enfant est mort dans un autre hôpital parisien suite à une erreur de perfusion.

Ces deux cas dramatiques font suite à d’autres qui arrivent régulièrement dans les hôpitaux publics. Nos médias, toujours prompts à critiquer le système de santé britannique ou américain « libéralisés » et qui laisseraient les malades sans soins au bord de la route, n’ont fait que nous ressortir la même salade sur le manque d’effectifs, de moyens et de lits disponibles. Cette salade ne résiste pas à la plus rapide vérification des chiffres : le budget Santé de la France représente presque 12 % du PIB (plus de 200 Mds d’euros !), elle est devancée seulement par les Etats-Unis (15,4 % du PIB) dans le classement mondial.

Budget et personnel en hausse : la France est en tête des pays de l’OCDE

Le budget des hôpitaux publics est lui aussi en hausse constante : plus de 15 Mds d’euros de plus depuis 1996 et dépasse aujourd’hui les 50 Mds d’euros. Plus de 68 % du budget hospitalier est consacré au personnel (565 000 personnes dans les services des soins) ce qui veut dire qu’un employé de notre système de santé coûte environ 88 000 euros par an aux contribuables publics. Contrairement à ce qu’on peut dire, plus de 452 000 lits sont disponibles dans les établissements de santé. La France dispose donc d’environ 710 lits d’hôpital pour 100 000 habitants et se situe largement au-dessus de la moyenne européenne qui est de 580 lits.

Le nombre d’infirmières et de médecins est lui aussi largement dans les moyennes européennes. La France a 3 300 médecins par million d’habitants et se situe en tête des pays de l’OCDE bien devant l’Allemagne, la Suède, les Etats-Unis ou le Canada. Le nombre d’infirmières a connu une augmentation de 2,2 % par an depuis 1990 contre 1,1 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.

Alors, quelles sont les vraies causes des problèmes de l’hôpital ? Bureaucratie, 35 heures, absentéisme, fonctionnarisation du personnel, voici les raisons de la catastrophe hospitalière. Notre meilleur de système de santé au monde – il est tellement « meilleur » que personne ne l’a copié – fait environ 10 000 morts par an, d’après les statistiques. Il souffre de trop d’Etat et de trop de gaspillages d’argent public.

 

http://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/assurance-maladie-vers-une-mise-en-concurrence

http://fr.irefeurope.org/Securite-sociale-des-economies-de-bouts-de-chandelle-et-toujours-pas-de-reformes-structurelles,a3112

http://fr.irefeurope.org/62-des-Suisses-sont-contre-une-Securite-sociale-a-la-francaise,a3107

http://fr.irefeurope.org/La-Sante-n-est-pas-une-affaire-d-Etat,a2618

http://fr.irefeurope.org/Reformer-et-ameliorer-le-systeme-de-Sante-grace-au-prive-et-a-la-concurrence,a2586

http://fr.irefeurope.org/Les-meilleurs-systemes-de-sante-allient-concurrence-et-efficacite,a0686

http://www.contrepoints.org/2015/03/09/200559-les-pays-bas-un-modele-pour-marisol-touraine

 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/04/17/20002-20150417ARTFIG00011-bercy-veut-supprimer-le-dispositif-de-remboursement-des-maladies-chroniques.php?pagination=6#nbcomments

0 1315

Par le Dr Jean François Huet,

 

(Réponse à un confrère attaché au système actuel),

 

… « Le serment d’Hippocrate n’est pas engagé bien au contraire, par la défense d’un système d’assurance maladie qui se montre tous les jours un peu plus pervers et inefficace.

 

Pour répondre à ta question à laquelle bien d’autres ont déjà répondu, il est tout à fait possible de mettre en place pour un coût bien moindre, un système d’assurance maladie privée solvable et pérenne dont les critères d’accréditation seraient garantis par l’Etat tout en maintenant les dispositifs solidaires qui de toute façon son financés par l’impôt.

 

Tout ce que tu penses redouter d’un système d’assurance maladie privée est en train de se produire du fait du système collectivisé en ruine et en perpétuel conflit d’intérêt avec lui-même.

 

L’Etat-Assureur-Thaumaturge devient ordonnateur des soins et stipule pour ses assujettis captifs. Comme il bénéficie de la possibilité de manipuler l’appareil législatif à son gré, il peut bétonner le système aussi débile et autoritaire soit-il. Dans une telle position l’Etat n’est plus en mesure d’exercer un pourvoir régalien raisonnable .La Loi de Santé qu’on veut nous imposer le prouve et il est inutile de se perdre en incantations solidaires er républicaines pour défendre la sécu car elle utilise la Loi à tort et à travers pour le faire elle-même.

 

Si tu penses pouvoir « infléchir » le système sécu sache que d’autres ont essayé avant toi et que l’étatisation n’en a pas été significativement ralentie .La sécu ne fera pas sa glasnost et encore moins sa perestroïka elle restera comme le collectivisme qui l’a inspirée, la chienlit autoritaire à laquelle ses fondamentaux l’ont amenée.

 

Il n’y a pas besoin de prendre des cours d’économie pour apprécier à leur juste valeur les derniers propos de Madame Dormont : ils font effectivement preuve d’une certaine « cohérence » ; c’est celle de ce que j’appelle le « médical-socialisme » et c’est la seule « cohérence » qui existe vraiment dans le système que tu persistes à défendre…. A moins d’être du côté de Madame Dormont, ce qui est ton droit, il te sera difficile de continuer à le trouver cohérent et conforme la déontologie médicale.

 

Les références à Hippocrate sont totalement vaines dans le système d’assurance maladie que tu continues à soutenir et avec lequel tu veux en finir pour des raisons morales déontologique économiques et ne t’en déplaise, citoyennes et républicaines »…

0 1266

Les ARS ne seront pas la milice des médecins, les Conseils ordinaux doivent profondément, au risque de disparaitre se remettre en question.

Les médecins, et l’ensemble des professionnels de santé, libéraux et/ou salariés, s’unissent pour lutter contre la politique délétère des pouvoirs administratifs et financiers.

Le régime Français fournit des services de qualité inférieure tout en ayant des coûts plus élèves que les régimes Néerlandais et Allemand. (Cf. étude OCDE)

Alors que le panier de soins s’est considérablement rétréci depuis plusieurs décennies, alors que les charges salariales et les cotisations explosent, les restes à charge, les franchises et forfaits sont tels, que beaucoup de nos concitoyens renoncent effectivement aux soins.

L’hôpital français ne manque pas de personnel mais se voit étouffé par une gestion inefficace, aucun professionnel ne s’y retrouve, tant de cafouillages « réformateurs » et manipulateurs d’opinion furent livrés en pâture au public.

Nous sommes loin d’une gestion privée et efficace des hôpitaux comme c’est le cas en Suède ou la gestion du système hospitalier a été confiée en grande partie à des organismes privés, faisant preuve de leur efficacité.

Nous nous organiserons en régions, selon les corps professionnels. Nous organiserons la libre concurrence tarifaire en territoire.

Nous travaillerons sur l’élaboration d’une charte nationale sur la labellisation de la Médecine. Selon les accords européens et en respect de sa législation, nous exigeons l’application des transpositions des lois appliquées dans le domaine des cotisations sociales.

La sécurité sociale n’a pas le monopole, seule la France en Europe, se montre la plus mauvaise élève en la matière. Ouvrons le champ de différents axes de réflexions étudions l’exemple des Pays-Bas, pour trouver les solutions qui correspondent à notre pays, pour une SANTE FRANCAISE LIBRE.

 

Par le Dr Maryse Sanguinet Tonnerre

0 1430

Nous rêvons d’un syndicat parfait et cela n’existe pas ! Par contre, l’art de négocier par la force de nos arguments et le poids de notre mouvement, doit être le bélier de notre action. Ce mouvement est apolitique, non subventionné par l’argent du contribuable.

Nous saluons également, les travaux des différents syndicats, associations ou groupes de travail qui ont su et continuent à contribuer au mouvement de contestation de plus en plus conséquent contre la loi santé. Depuis la création de la page « les médecins ne sont pas des pigeons, vous êtes de plus en plus nombreux à protester et à vous indigner de la régression opérée par la loi santé.

Cette lutte, pour la victoire de la liberté et l’indépendance, reposera sans doute sur le rappel des directives Européennes qui ont mis fin aux monopoles de toutes sortes et des sociétés de protection sociale dont fait partie tous les régimes de sécurité sociale.

Elle reposera également sur la saisine du conseil d’état et constitutionnel car la loi santé est anticonstitutionnelle par bien des aspects : mis à mal du secret médical, perte de l’indépendance des médecins et notamment, difficulté d’organisation et de prise en charge médicale par l’ensemble des acteurs de la santé.

Ainsi, notre mouvement qui rassemble, toutes les obédiences, toutes les professions de santé, propose de mettre en place une action juridique collective pour retrouver un équilibre sain entre la prise en charge du patient dans le respect de la déontologie de chaque profession et une qualité des soins allant dans le sens de l’intérêt du patient et non des assureurs ou des mutuelles.

Par le Dr Vinikoff Laurent Chirurgien

0 1143

Par le Dr Jean François Huet,

(Réponse à un confrère attaché au système actuel),

… « Le serment d’Hippocrate n’est pas engagé bien au contraire, par la défense d’un système d’assurance maladie qui se montre tous les jours un peu plus pervers et inefficace.

Pour répondre à ta question à laquelle bien d’autres ont déjà répondu, il est tout à fait possible de mettre en place pour un coût bien moindre, un système d’assurance maladie privée solvable et pérenne dont les critères d’accréditation seraient garantis par l’Etat tout en maintenant les dispositifs solidaires qui de toute façon son financés par l’impôt.

Tout ce que tu penses redouter d’un système d’assurance maladie privée est en train de se produire du fait du système collectivisé en ruine et en perpétuel conflit d’intérêt avec lui-même.

L’Etat-Assureur-Thaumaturge devient ordonnateur des soins et stipule pour ses assujettis captifs. Comme il bénéficie de la possibilité de manipuler l’appareil législatif à son gré, il peut bétonner le système aussi débile et autoritaire soit-il. Dans une telle position l’Etat n’est plus en mesure d’exercer un pourvoir régalien raisonnable .La Loi de Santé qu’on veut nous imposer le prouve et il est inutile de se perdre en incantations solidaires er républicaines pour défendre la sécu car elle utilise la Loi à tort et à travers pour le faire elle-même.

Si tu penses pouvoir « infléchir » le système sécu sache que d’autres ont essayé avant toi et que l’étatisation n’en a pas été significativement ralentie .La sécu ne fera pas sa glasnost et encore moins sa perestroïka elle restera comme le collectivisme qui l’a inspirée, la chienlit autoritaire à laquelle ses fondamentaux l’ont amenée.

Il n’y a pas besoin de prendre des cours d’économie pour apprécier à leur juste valeur les derniers propos de Madame Dormont : ils font effectivement preuve d’une certaine « cohérence » ; c’est celle de ce que j’appelle le « médical-socialisme » et c’est la seule « cohérence » qui existe vraiment dans le système que tu persistes à défendre…. A moins d’être du côté de Madame Dormont, ce qui est ton droit, il te sera difficile de continuer à le trouver cohérent et conforme la déontologie médicale.

Les références à Hippocrate sont totalement vaines dans le système d’assurance maladie que tu continues à soutenir et avec lequel tu veux en finir pour des raisons morales déontologique économiques et ne t’en déplaise, citoyennes et républicaines »…

0 1508

1. La sécu est une société privée pour laquelle le compérage des médecins devrait être interdit,

2. La sécu est un monopole d’État dans le domaine de l’assurance sociale pour laquelle les monopoles sont interdits,

3. La sécu est une société privée d’utilité publique pour laquelle l’état ne fait pas d’appel d’offre, interdit,

4. Le conseil de l’ordre est soumis à la sécu (preuves accablantes), société privée, corruption d’un organisme juridictionnel d’Etat.

5. La France confond son code de santé publique et son code de sécurité sociale,

6. En termes de sécurité sociale la France est condamnable pour faire prévaloir des lois françaises sur les lois communautaires européennes.

7. De là à faire une loi pour que le patient n’ait rien à payer chez son médecin libéral, est illégal ; c’est pour cela que le TPG n’est pas obligatoire.

8. Les branches professionnelles sont distribuées par des commissions paritaires aux mutuelles, les mêmes commissions que celles de la sécu, société privée, qui sous prétexte de représentativité syndicale (artificielle) les assurances santé sont privées du droit fondamental d’une économie de marché, c’est à dire la concurrence.

9. Encore une fois le médecin est mis au centre du système, symbole de sa responsabilité, dans le déséquilibre du système. Il ne faut pas confondre l’excellence de la médecine française et le système d’assurance santé qui est seul au centre et responsable de sa mauvaise gestion.

10. En rien les médecins ne sont responsables de l’absence de réformes économiques qui plongent le pays dans la catastrophe, en rien ils ne sont responsables du système par répartition de retraite, dont les derniers arrivés ne permettent pas de financer les retraités… pourquoi tant de haine envers les médecins ?, seraient ils si ignorants ?, qu’on pourrait leur faire porter le chapeau ?

Qu’attendent les grands syndicats des professionnels de santé pour expliquer cela à la population française… ?

ACCROCHEZ VOUS !

Les Français sont prisonniers d’une situation bien française puisque nous sommes les seuls au monde à avoir des énarques. Qui aurait dit qu’ils allaient nous mettre dans un tel merdier. Maintenant c’est à nous d’expliquer, mais surtout de trouver des solutions pour la médecine libérale.

L’industrie s’est écroulée suite à une compétitivité faible en rapport avec un coût des salaires élevés en raison de charges sociales élevées. Dans ces charges se trouvent les cotisations sociales.

Celles-ci sont de plus en plus importantes, alors que les prestations sont de moins en moins à la hauteur des attentes. Le responsable de cette situation est le système de sécurité sociale français, unique au monde, que personne n’a copié, et pour cause, en raison de son monopole.

Si je vous dis que c’est l’assurance santé la plus mal gérée au monde, ça n’étonnera personne, d’autant plus que ses gestionnaires sont de faux fonctionnaires. Maintenant imaginons qu’elle n’ait plus ce monopole, elle existera toujours, mais en concurrence avec des prestataires d’assurance santé.

Dans une économie réelle, les assureurs (ré) agissent de telle façon à ce que leurs rendements soient les meilleurs c’est à dire ici, le meilleur remboursement pour la cotisation la plus faible. De fait, les cotisations baissent et redonnent du pouvoir d’achat aux assurés ; ces derniers se mettent à dépenser l’argent qu’ils ont, relançant l’économie et créant des emplois.

De surcroît les assureurs, augmentent leurs prestations pour pouvoir prétendre aux meilleurs médecins, en conséquence de quoi, les médecins vivent bien de leur pratique, et surtout ont une capacité d’investissement qui leur permet de proposer une médecine sûr et de qualité. Nous le voyons, ce cercle est vertueux. Et bien, j’ai une bonne nouvelle : vous vous souvenez que nos industries sont parties en raison du monopole de la sécu, ce monopole n’existe pas. J’ai été un peu long je vous dirai, bientôt, pourquoi …

Sources:

http://www.contrepoints.org/2015/04/11/204135-loi-sante-votee-a-lassemblee-nationale-le-temps-des-regrets?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

http://mobile.lepoint.fr/politique/loi-sante-fin-des-discussions-a-l-assemblee-nationale-10-04-2015-1920226_20.php#xtref=acc_dir

http://blogs.mediapart.fr/blog/lehmann-christian/030415/la-loi-sante-de-marisol-touraine-une-etape-dans-la-longue-marche-des-complementaires

http://www.contrepoints.org/2015/04/12/204067-la-sante-mise-en-danger-par-la-technocratie

http://www.imago-medecins.fr/wordpress/analyse-de-lactualite/analyse-de-la-loi-sur-honoraires-et-mutuelles/

http://www.sylviesimonrevelations.com/article-lettre-ouverte-a-la-ministre-de-la-sante-marisol-touraine-111940294.html
Par le Dr Lib ere

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