Système de Santé ; injuste dès l’origine

Système de Santé ; injuste dès l’origine

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Par Patrick de Casanove, le 10 juin 2015 dans Social

Derrière le mirage de la « justice sociale » on retrouvait dès l’origine tous les ingrédients de l’injustice et le mépris des droits d’aujourd’hui.

La sécurité sociale telle que conçue en 1945 repose sur la « spoliation légale ». Elle crée des droits sociaux qui sont de faux droits. Les droits sociaux sont des droits « à spolier » autrui.

« C’est ce qui est arrivé. La chimère du jour est d’enrichir toutes les classes aux dépens les unes des autres ; c’est de généraliser la spoliation sous prétexte de l’organiser.

Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d’organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc… et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme. » (Frédéric Bastiat, La Loi).

Avec la Sécu quelqu’un ne peut être soigné qu’aux dépens de quelqu’un autre ; soit l’un voit ses soins non remboursés pour rembourser des prestations à un autre ; soit la Sécu prend de l’argent à quelqu’un pour rembourser quelqu’un d’autre.

Les prestations prises en charge peuvent ne pas être des soins : contraception, IVG, selon le bon vouloir et les intérêts du politique.

Il n’y a pas de limite à la spoliation légale si ce n’est le bon vouloir des politiciens.

« La spoliation légale a deux racines : l’une, nous venons de le voir, est dans l’égoïsme humain ; l’autre est dans la fausse philanthropie ». (Frédéric Bastiat, La Loi)

La Sécu c’est de la fausse philanthropie. Cela n’a rien à voir avec un « système solidaire ».

« Un homme qui choisit de recourir au cambriolage bouleverse tout l’ordre social. Tandis que lui seul jouit des gains à court terme qu’il tire de son action, les effets désastreux à long terme nuisent à tout le monde. Son action est un crime parce qu’elle a des effets préjudiciables sur ses semblables.

Si la société n’empêchait pas une telle conduite, elle se généraliserait bientôt et mettrait fin à la coopération sociale et à tous les bienfaits que celle-ci apporte à tous » (Ludwig von Mises, L’Action humaine, traité d’économie).

Que le cambriolage soit légal ne change rien à l’affaire. Le vol légal a les mêmes conséquences que le vol illégal. Il porte atteinte aux droits naturels qui sont la Propriété, la Liberté, la Personnalité.

Il est préjudiciable à tout le monde. Il divise la société en catégories hostiles, les unes voulant une part plus grande du produit de la spoliation, les autres voulant se défendre contre ladite spoliation, généralement en proposant au gouvernement d’aller voler ailleurs. Le partage du butin engendre la corruption et les lobbies.

« L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » (Frédéric Bastiat, L’État).

Cette spoliation a lieu pour le profit immédiat du seul politicien et de ses affidés. Pour le politicien c’est son élection. C’est à dire son maintien ou son accession au pouvoir. Pour sa faction c’est s’emparer légalement du fruit du travail effectué par d’autres. C’est plus facile que de travailler et moins risqué que la spoliation illégale.

La seule différence avec la spoliation illégale est que la société n’empêche pas le vol légal1 parce que c’est la loi elle-même qui, pervertie, crée la « spoliation légale ». Les individus sont généralement légalistes et pour eux loi et justice ne font qu’un2. Ils n’identifient pas le vol légal donc ils y adhérent au nom de la justice…sociale.

Au nom de la « justice sociale » les socialistes de tout bord se sont proclamés garants de l’intérêt général contre « l’égoïsme et l’individualisme ». Or ce n’est pas l’égoïsme humain qui est détruit, au contraire il est renforcé.

(Chacun veut obtenir de l’État la plus grosse part du gâteau.) Ce sont le libre choix et le libre usage de leurs biens par les individus qui sont détruits. C’est la coopération sociale et ses bienfaits qui disparaissent.

(à suivre…)

Lire la première partie de l’article ici.

Il est d’ailleurs désolant de constater qu’elle empêche de moins en moins le vol légal. Par idéologie, mauvaise conscience des collègues voleurs légaux, dispersion de l’État…mais c’est une autre histoire ! ↩
Malheureusement c’est faux ↩

Illustration ;

Justice (Crédits Michael Coghlan, licence Creative Commons)

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