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 » La porte de la geôle est ouverte, mais les soignants veulent y rester pour en repeindre les murs « 

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Patrick Crasnier s’adressant à UFML le 23 octobre 2016

 » Aujourd’hui, que ce soit pour les médecins ou pour les autres professions de sante tout le monde ou presque s’accorde sur le diagnostic.

En un mot l’Étatisation de la sante et la pression continue de la sécurité sociale avec son fonctionnement digne des meilleures dictatures sont la cause de presque tous les maux.

Conditions de travail insupportables, dégradation du tissus national, absence totale de reconnaissance et de rémunération correcte, soins sous contrôle etc.

Mais si tout le monde s’accorde sur le diagnostic, il paraît bizarre que jamais aucune action ne puisse être couronnée de succès, quelques sursauts quelques manifestation puis immédiatement c’est avec ceux la même qui sont la cause du problème que les choses sont négociées.

Le meilleur exemple étant cette fameuse convention qui est le texte par lequel la contrainte s’organise et que personne ne conteste sur le fond .
Bien sûr il y a les gesticulation de ceux qui signent ou ne signent pas mais vous aurez remarqué que même pour ceux qui ne signent pas cette convention est aussi impérative et s’applique.

Demander au bourreau une amélioration de la peine, la diminution des coups de fouet est surprenant quand on sait que la porte de la geôle est ouverte.

27483745-un-gros-plan-de-la-serrure-d-une-cellule-de-prison-de-barres-de-fer-et-un-tas-de-cl-dans-le-m-canismAujourd’hui quelques politiques un peu fous veulent introduire la possible convention sous contrainte d’installation, cet amendement seule MST qui le refuse en a vu la portée, introduire la notion de déconventionnement c’est mettre le vers dans la pomme .

Ce qui est risible c’est le terme même de déconventionnement, comme si le médecin était d’emblée conventionné à sa naissance et qu’ensuite on le menaçait de cette sanction ultime, ne plus être dans le sérail de la convention, au chaud dans le giron de l’État.

Les politiques n’ont jamais compris que si les médecins le voulaient, la force était de leur côté. Ils croient encore que qu’elles que soient les maltraitances, les humiliations, les médecins sont prêts à accepter n’importe quoi pour rester dans le système et jusqu’à ce jour il ne croient rien d’autre.
J’ai vu les lieutenants de Juppé, une certitude, sa seule ambition sauver notre système en l’état, les autres candidats n’ont pas plus d’ambition.

Alors tout ceci mérite réflexion, la sécurité sociale qui a été un merveilleux moyen lorsqu’il était mise en place, n’est plus aujourd’hui qu’une mauvaise assurance qui veut maîtriser le soin et le patient et maintenir tout le monde dans ce système périmé et obsolète.

Si ce système additionne aujourd’hui des assurances privées sous contrainte provisoire de l’État se maintien, c’est que les soignants se battent non pas pour en sortir mais pour y rester, rester dans la prison en repeignant les murs .

Mais cette analyse n’est que la mienne elle n’est issue que de mes expériences et observations certainement que beaucoup, en particulier ceux qui tiennent le pinceau pour repeindre les murs de la prison, diront que je n’y connais rien » .

Patrick Crasnier

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