Par Arnaud Lerouge

Par Arnaud Lerouge

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medecin

Entièrement d’accord avec mes aînés… Ici sur Facebook comme dans mon coin où l’approche de la fin de carrière les empêche de sortir du système.

Dans le contexte actuel, le déconventionnement constitue une arme de pression face à l’Autorité de tutelle.

Demain, bien sûr si la Loi passe, mais aussi si notre ministre échoue dans ses objectifs destructeurs, l’avenir de la médecine libérale et des patients passe par une reprise en main de leur destin.

Le déconventionnement permet pour l’entreprise libérale, que chaque médecin libéral tente aujourd’hui de maintenir, l’investissement nécessaire à son ambition de soin…

– Investissement technologique bien entendu,

– Investissement humain avec une création d’emplois non délocalisables permettant au médecin de minimiser la perte de temps administrative actuelle au profit des autres secteurs de son activité,

– Investissement scientifique dans la mise à jour permanente des connaissances médicales en dehors des rapides et gratuites formations actuelles sponsorisées par l’industrie pharmaceutique ou la mutualité,

– Investissement confraternel dans un partenariat transversal avec les autres soignants pour améliorer l’optimisation de la prise en charge du patient,

– Investissement temporel enfin et surtout dans la relation avec son patient : majoration de la durée de consultation, de l’entretien, de l’examen clinique, de la réévaluation, permettant de minimiser le recours à l’hospitalisation, aux prescriptions paracliniques coûteuses, inutiles et iatrogènes selon les médias).

Chaque point de cette démonstration est à mettre au bénéfice du patient, du médecin… Et indépendamment des assureurs qui prendront ainsi en charge des soins pertinents !

Ce système gagnant-gagnant représente bien entendu un coût… Plus qu’un coût, c’est un investissement qu’il est de la responsabilité déontologique des soignants d’imposer ! Cet investissement dans un outil performant entre les mains d’un médecin français dont on targue souvent la qualité et l’expertise représente ainsi une des lignes du budget de l’entreprise libérale, au même titre que l’emploi du personnel, que la mise à disposition d’un local adapté à l’accueil des patients sans discrimination liée notamment au handicap…

Au même titre enfin que le salaire que se rétrocède le médecin à la fin de son exercice qui, outre le volume horaire passé à faire de la médecine, doit aussi tenir compte du temps passé à gérer les dossiers médicaux en l’absence des patients, du temps passé à la gestion de l’entreprise et doit enfin tenir compte de la valeur ajoutée théorique des années d’études et des qualifications et diplômes obtenus…

Tant que le monde médical se contentera de faire tenir tout ce financement dans le 23€, ce sera forcément au dépens de certains des items cités. Les cartes sont entre les mains des médecins qui se doivent donc de proposer un service expert à son patient, et pour cela reprendre sa liberté face aux assureurs !

Le médecin doit réapprendre le fonctionnement libéral, le vrai… L’offre et la demande de soins équilibreront la vraie valeur de l’activité medicale ! Toujours sous le regard du seul Ordre des médecins qui veillera au tact et mesure censé fonder la hauteur de nos honoraires…

Bref, le déconventionnement est effectivement à mon sens, ce que l’on peut offrir de mieux à nos patients ! La prise en charge de la vraie valeur de notre travail sera alors l’affaire de la relations patients-assureurs qui devront se mettre à la page pour garder leur attractivité et leur clientèle…

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