ONDAM 2016, le  » Virage ambulatoire » ou travailler plus pour toujours moins...

ONDAM 2016, le  » Virage ambulatoire » ou travailler plus pour toujours moins ..

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Que l’on nous explique comment la réduction de l’ONDAM des soins de ville permettra le « VIRAGE AMBULATOIRE », alors que l’ONDAM passe de 2.2% à 1.75 %.


Afin de permettre le « virage ambulatoire », il est prévu de  » baisser le taux des cotisations ma
ladie des praticiens et des auxiliaires médicaux conventionnés, afin de permettre le renforcement des soins primaires et de réaliser le virage ambulatoire  » !

Serait ce à dire que la Sécurité Sociale va diminuer sa part dans la protection sociale des soignants libéraux conventionnés, ces fameux  » honoraires différés » ? Une économie pour la sécurité sociale!

Mais est ce une économie pour les libéraux si les cotisations sont alignées sur celles des indépendants ou RSI ? 

Augmentation de la part des professionnels, ou baisse ? Ce n’est pas clair !

Cette économie de la part des cotisations sociales de 0.25 %, permettraient à elle seules de financer  » Le virage ambulatoire » ?

Les Libéraux de santé déjà les plus mal assurés pour leur santé avec 90 jours de carence, serait à nouveau la variable d’ajustement du déficit de la sécurité sociale ?

Pourquoi être conventionné, si les soi disant « Honoraires différés », fondent comme neige au soleil ?
Comme d’ailleurs le montant de la retraite ASV avec effet rétroactif sur des décennies !
Je croyais que le Rétroactivité n’était pas autorisée en Droit !

Comment les libéraux pourraient-ils prendre en charge une partie des soins hospitaliers en ambulatoire, tout en réduisant l’ONDAM des libéraux ?

Nous annonce t’on une baisse de la valeur des actes cliniques et de la CCAM afin d’y parvenir ?

Quel est donc ce « contrat CONVENTIONNEL », qu’une des parties ne respecte jamais ?

N’y a-t-il pas rupture de contrat lorsque une des partie ne respecte pas les clauses ?

 » Projet de loi de financement de la sécurité sociale 2016 Dossier Presse (Extraits).

En 2016, avant économies, les dépenses dans le champ de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie progresseraient de 3,6%.
Pour atteindre un taux de progression des dépenses de 1,75 %, un montant global d’économies de 3,4 milliards d’euros est attendu en 2016.  L’ONDAM 2016 progresse de 1,75 % grâce à des efforts partagés (pour mémoire 2.2% en 2015 )

Cet effort est réparti entre l’ensemble des secteurs : tous les sous-objectifs de l’ONDAM voient leur taux d’évolution diminuer par rapport à 2015.
En termes comptables, le sous-objectif des soins de ville progressera de 1,75 %.

Afin de donner aux soins de ville les moyens nécessaires pour renforcer les soins primaires et réaliser le virage ambulatoire, le taux de cotisation maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC) sera abaissé pour être progressivement aligné sur celui des autres professionnels 
indépendants.

En tenant compte de cette mesure, les ressources allouées aux soins de ville progressent, en termes économiques, de 2%.
Pour la première fois depuis plusieurs années, les ressources allouées aux établissements de santé progresseront comme l’ONDAM général de 
%.


PLFSS 2016 –DOSSIER PRESSE
Les économies reposent sur les orientations présentées par la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes :
• baisser les prix des génériques ; produits de santé et développer les génériques
• lutter contre les prescriptions non pertinentes ;
• engager le virage ambulatoire pour prendre en charge les patients en proximité ;
• améliorer l’efficience de la dépense hospitalière.
Soins de ville 84,3 Mds d’euro, taux de progressions de 2% (1,75 % en tenant compte de l’alignement des cotisations des PAMC) 


En conclusion:


Transférer l’activité hospitalière au libéral en ambulatoire est en soi une bonne initiative,

Réduire dans le même temps l’ONDAM de ville et transférer l’activité hospitalière en ambulatoire, c’est travailler plus pour gagner moins; en réalité une équation insoluble.

Je pense que les libéraux de santé, préféreraient aligner leurs coûts de la pratique de manière réaliste et intégrer leur protection sociale santé et retraite dans leurs honoraires, afin de ne plus avoir à subir le chantage des caisses.

Le préalable à ceci étant de supprimer le tarif d’autorité datant de 1966, de surcroît discriminant pour les patients, ce qui redonnerait la liberté d’être libéral et non  » fonctionnarisé  » avec les inconvénients du libéral sans les avantages des fonctionnaires.

Une médecine au juste prix, au juste coût.

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