Médecins, Conseil de l’Ordre des Médecins, Syndicats Médicaux, LA HONTE !

Médecins, Conseil de l’Ordre des Médecins, Syndicats Médicaux, LA HONTE !

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Nous avons honte. Honte de la médecine française et de la majorité des médecins français.

Honte du Conseil National de l’Ordre des Médecins censé défendre les valeurs éthiques et déontologiques exprimées dans le SERMENT que tous ont prononcé,

Honte des Syndicats médicaux censés défendre la profession, autant que les patients ou les cotisants,

Honte de cette profession que nous avons tant aimé et dans laquelle nous ne nous reconnaissons plus,

Honte de cette absence totale de réaction, aux conventions discriminantes, qui conduisent à des escroqueries aux cotisations sociales par des remboursements différenciés, à ces injustices, a ces inégalités  et a cette in-équité entre  citoyens auxquelles conduisent : « La Loi de modernisation de la Santé », la Loi instaurant des complémentaires santé obligatoires discriminantes pour les patients, les privant de leur liberté de choix, à l’instauration des contrats responsables ou les patients  sont moins remboursés en cotisant à l’identique, voir d’avantage, à la déshumanisation des soins, autant pour les patients que pour les soignants du publics que ceux du privé avec plus de 50 % d’entre eux présentant des signes de burn-out et sont source de suicides en série ……

Les députés ont  voté le conventionnement sélectif  la fin de la LIBERTE d’installation !  
Nous avons honte de cette totale absence de réaction à cette décision qui est le dernier clou dans le cercueil de la médecine libérale

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N’importe quelle autre profession aurait immédiatement réagi: grève immédiate et illimitée, manifestation monstre à Paris, déconventionnent immédiat et massif,…

Même des actions violentes (foutre le feu à des ARS et des CPAM, séquestrations,…) nous n’aurions pas approuvé car ce n’est pas dans nos gènes, mais compris.

Mais non, rien. Pas le quart de la moitié d’une ébauche de réaction. Encéphalogramme plat.
La médecine libérale est morte, et ce n’est pas à cause des MST, Le Houerou, Lemorton et consorts, mais à cause des médecins eux-mêmes

La médecin libérale est morte dans une quasi totale indifférence du corps médical et de ses instances représentatives et de celles censés défendre et les soignants et de celles censés défendre les patients les cotisants !  

Ou est la LIBERTE, ou est le Respect de l’Etat de Droit , ou est la JUSTICE SOCIALE , ou est la dite SOLIDARITE ?

citations-sur-la-liberte-6QUELQUES RAPPELS

La Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen
Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Art. 2. –Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Art. 5. –La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Art. 15. –La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Art. 16. –Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

 Définition des Professions LIBERALES

« La profession libérale désigne toute profession exercée sur la base de qualifications professionnelles appropriées, à titre personnel sous sa propre responsabilité et de façon professionnellement indépendante, en offrant des services intellectuels et conceptuels dans l’intérêt du clients et du public ».

Extrait de la Directive du 07-09-2005 sur la reconnaissance des qualifications professionnelles.

Mission du Conseil National de l’Ordre des Médecins

La mission de l’Ordre des médecins est expressément définie par l’article L. 4121-2 du code de la santé publique :
L’ordre des médecins veille au maintien des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine, et à l’observation, par tous ses membres, des devoirs professionnels, ainsi que des règles édictées par le code de déontologie prévu à l’article L. 4127-1.

 » Il assure la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession médicale………. »

RÔLE MORAL

L’Ordre a la charge de concevoir et rédiger le code de déontologie médicale (……..) de le faire évoluer dans l’intérêt des malades(………..) Il appartient à l’Ordre de veiller à son application et à son respect.
L’Ordre, organisme autonome, dont les conseillers sont élus par les médecins, financé par eux seuls, ce qui en garantit l’indépendance, défend les intérêts des malades et les intérêts moraux de la profession. Il ne subit aucune tutelle, aucun contrôle (hormis celui du Conseil d’État en matière disciplinaire ou administrative).

S’il est l’interlocuteur et, éventuellement, le conseiller naturel des pouvoirs publics, aucune disposition légale ne permet de prétendre qu’il constitue « une courroie de transmission » du Pouvoir à l’égard de la profession.
Il est, aussi, l’interlocuteur privilégié des malades.

https://www.conseil-national.medecin.fr/article/nos-missions-867

Code de Déontologie

Article 5 (article R.4127-5 du CSP) Le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit.

Article 6 (article R.4127-6 du CSP) Le médecin doit respecter le droit que possède toute personne de choisir librement son médecin. Il doit lui faciliter l’exercice de ce droit.

https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/codedeont.pdf

 Le serment d’Hippocrate

Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.(………..)

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission.(……..)

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.

En CONCLUSION nous citerons ce poème de Paul Eluard

Liberté    

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin) Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)

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