Lettre ouverte au Dr. P. Solera, Président de la FSDL,

Lettre ouverte au Dr. P. Solera, Président de la FSDL,

0 1373

demographie carcdsf

Lettre ouverte au Dr. Patrick Solera, Président de la FSDL.

Monsieur le Président, Cher Confrère,

Cette année, votre syndicat a obtenu,  à une voix près, la majorité au collège des cotisants de « notre » caisse de retraite, la CARCDSF.

Vous n’êtes pas sans savoir que cette caisse, comme toutes celles des professions médicales, va subir  dans les 6 ans qui viennent, un bouleversement démographique dont elle ne se remettra pas.

Le départ massif en retraite des classes d’âges les plus pourvues de notre profession, l’allongement de l’espérance de vie et le recul constant de l’installation de jeunes praticiens, vont créer un écart insurmontable entre le nombre des cotisants et les « ayant droit ».

Cette situation, qu’il est impossible de nier tant les chiffres sont accablant, va conduire la CARCDSF tout droit dans la même situation qu’est la CARMF actuellement.  Avec 2 ayant droit pour un cotisant, cela impose des niveaux de cotisations qui sont simplement intenables, voire impayables, pour des prestations de plus en plus faibles  pour ne pas dire minimes.

En Mai de cette année, vous écriviez : « Notre retraite va être confrontée à de graves échéances et nous ne pouvons plus laisser les postes décisionnels seulement aux représentants d’un seul syndicat qui ont depuis toujours dirigé la CARCDSF de façon hégémonique .

Si nous sommes majoritaires dans le Conseil d’Administration, suite à ces élections, nous favoriserons une répartition démocratique des postes dans la composition du bureau. Nous tiendrons compte des difficultés économiques des actifs afin de maintenir l’attractivité de l’exercice libéral, seul garant des équilibres futurs. »

Permettez de douter que vous puissiez seulement maintenir le niveau des recettes vu notre courbe démographique catastrophique ci-jointe, et à moins de prélever deux fois plus, il faudra forcement donner beaucoup moins. Ainsi les cotisants seront ruiné et les ayant droit floués, inévitable dilemme du système par répartition quand  il doit donner plus qu’il ne reçoit.

Alors vous qui voulez maintenir un exercice libéral dentaire dans ce pays ; vous qui avez la majorité au collège le plus important de notre caisse de retraite, vous vous apercevrez rapidement que ce n’est pas en élisant un nouveau Président  ou nommant de nouvelles commissions que les données changeront.

Quand un système ne contient aucune issue c’est qu’il est l’heure d’en changer, et nous le pouvons et ce depuis trop longtemps déjà, depuis 1993 en fait.

Cela fait maintenant 22ans, que tous les citoyens Européens, que nous sommes, peuvent librement choisir leur assurance maladie et retraite. Tous les décrets sont écrit, tous retranscrits en droit Français, il n’y a aucune réforme a faire, aucune loi à voter, tout est déjà existant.

Depuis juin 2015, et l’arrêt de la cours de Cassation (n° 14-18.049) il est écrit noir sur blanc que les Caisses sociales :  sécu, retraite etc, sont des entreprises et leurs assurés des consommateurs.

Je vois, entre les élections de la CARCDSF en mai, et cet arrêt de Juin, une occasion unique de libérer au moins notre profession de la malédiction des retraites par répartitions qui s’effondreront d’elles même de toute façon, faute de cotisant, et ce n’est pas les praticiens Européens qui viendront s’installer en gardant leur assurances retraite par capitalisation qui renflouerons la CARCDSF.

Aussi , M. le Président, je vous demande, lorsque qu’une Consoeur ou un Confrère vous en fait la demande, comme la loi le lui permet, de ne plus s’opposer à son libre choix d’assurance retraite.

Veuillez agréer, Cher Confrère, mes salutations confraternelles les meilleures.

Dr. JP Cazeaux

NO COMMENTS

Leave a Reply