« L’effet paradoxal ». Ou quand le dogmatisme l’emporte sur le pragmatisme...

« L’effet paradoxal ». Ou quand le dogmatisme l’emporte sur le pragmatisme réaliste.

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Santé : l’hospitalisation à domicile peine à décoller en France
La Cour des comptes constate que cette alternative à l’hôpital est encore trop peu utilisée. Pourtant, elle ne manque pas d’atouts.

La Cour des comptes dresse un constat négatif : l’hospitalisation à domicile toujours à la traîne en France. Jacques, diabétique, a opté pour ce moyen pour soigner une vilaine plaie au pied. Il n’a que deux pansements à changer par semaine. « A la maison, il est mieux quand même », estime son épouse.

Une infirmière passe toutes les 72 heures. Grosso modo, c’est l’hôpital qui se déplace à domicile. Pansements, soins palliatifs, chimiothérapie… L’hospitalisation à domicile traite de nombreuses pathologies.

Un système à rendre « performant et attractif »

Aujourd’hui, ce moyen – qui ne représente que 0,6% des hospitalisations – souffre de freins administratifs. « Il y a des tas de choses que nous pourrions prendre en charge en hôpital à domicile mais qui ne rentrent pas dans les cases de la tarification de la Sécurité sociale. Il faut refondre le système de façon à le rendre performant et attractif », déclare à France 3 un médecin coordinateur de l’hospitalisation à domicile de Nantes.

Par ailleurs, l’hospitalisation à domicile coûte trois à quatre fois moins cher qu’un séjour à l’hôpital. Les autorités voudraient doubler leur nombre d’ici 2018.

Pour voir le reportage :
http://www.francetvinfo.fr/sante/sante-l-hospitalisation-a-domicile-peine-a-decoller-en-france_1287203.html#xtor=AL-85
Commentaire APS :
« Depuis 25 ans que certains le crient à tous les responsables jusqu’aux ministres successifs , et depuis 25 ans on assiste à l’hospitalo-centrisme et à une  » dégradation » par désaffection des soins de ville, parce que l’on ne veut pas laisser vivre les libéraux de leur travail ou avec des horaires déments et à perte sur nombres d’actes, si ce n’est par inexistence de ces actes dans les nomenclatures de la sécurité sociale .

Les actes moins chers que les déplacements par VSL et souvent effectués à perte, conduisent à les transférer aux hôpitaux !
Plus chers ( X 10 ou X 20), avec perte de journées de travail et souvent transport et de plus en plus loin du fait de la fermeture de nombreux services.

La T2A  (tarification à l’activité) à perte, conduit à des hospitalisations de jour, des hospitalisations inutiles ou à des actes inutiles imposés aux soignants par les administratifs pour  » rentabiliser  » les séjours et éviter les déficits. 

Si la tarification à l’activité ne représente qu’une partie de la rémunération de l’hôpital depuis quelques années, responsable en partie des déficits des hôpitaux, c’est la seule rémunération des libéraux de santé de ville. Ces derniers dont les actes, sont souvent sous les coûts réels, parfois sans évolution depuis des décennies, dans l’impossibilité de facturer des actes, parce que le système sécurité social ne les a pas inscrits à la nomenclature des actes, que ce soit pour les médecins, les infirmières ou d’autres paramédicaux.

Lorsque l’on est sourd, voir « autiste », on finit par obtenir l’inverse du but recherché ! Ceci non seulement du point de vue économique, mais aussi du point de vu humain et de la qualité des soins.

« La meilleure médecine du Monde a vécu !
Le dogmatisme l’a emporté sur le pragmatisme réaliste avec un effet PARADOXAL » et le  » SYSTEME » de protection social et d’organisation des soins est en crise et déficitaire depuis 40 ans ou plus ! 
Il est peut être temps d’en changer et d’écouter les acteurs du terrain ! »

Pour en savoir plus sur l’HAD ( Hospitalisation à domicile )

http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/had

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