Le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris Martin Hirsch, a convié les syndicats à discuter ce matin de ses nouvelles propositions sur la réorganisation du temps de travail, une invitation acceptée par l’intersyndicale qui refuse cependant toute réduction du nombre de RTT.

L’intersyndicale (CGT, SUD, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC et Unsa) a annoncé hier dans un communiqué qu’elle serait présente ce jour pour « réaffirmer les bases portées par les agents pour la reprise du dialogue et des négociations ». Or, ces bases ne correspondent pas à celles proposées par la direction. Le dialogue n’est pas rompu mais semble donc mal engagé.
Dans la soirée, la CFDT a fait savoir qu’elle ne serait finalement pas au rendez-vous prévu à 9h00. Après deux journées de grève provoquées par son premier état des lieux sur le temps de travail et les jours extra-légaux, le patron de l’AP-HP a transmis mardi un nouveau document aux organisations syndicales qui promet de « ne pas descendre en dessous de 15 RTT » par an.

Mais de son côté, l’intersyndicale revendique « le maintien du nombre de jours RTT en vigueur, des droits spécifiques et l’embauche par notamment l’intégration des CDD permettant aux personnels la prise de leurs jours de repos ». Les syndicats, dont les quatre représentatifs, exigent aussi l’arrêt immédiat de l’imposition du schéma horaire en 7h30″. Les « nouvelles base de dialogue » de la direction indiquent cependant que « les schémas en 7h36 et 7h50 n’auront plus vocation à être des schémas de référence: les agents travaillant selon ces horaires-là seront conduits à rejoindre un schéma en 7h30, soit un schéma en 8h45 ou 10h, pour certaines organisations ».

Les syndicats maintiennent la pression en appelant à une nouvelle journée de mobilisation le 11 juin et une marche vers l’Elysée.

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