La LIBERTÉ SOCIALE, un problème politique, la justice elle, a perdu son...

La LIBERTÉ SOCIALE, un problème politique, la justice elle, a perdu son INDÉPENDANCE !

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La LIBERTÉ SOCIALE, un problème politique, la justice elle, a perdu son INDÉPENDANCE !

Par Jean Nicolas Boullenois

Voilà plus de vingt ans que Claude Reichman se bat pour la liberté sociale. Voilà quatre ans que le Mouvement des libérés l’a rejoint dans ce combat juridique, accumulant les preuves de la nature réelle des caisses de sécurité sociale et de l’irrégularité juridique de la création de la plupart de ces caisses, accumulant les arguments juridiques, de droit européen et de droit national, établissant sans aucun doute possible, comme nous l’ont confirmé des juristes de haut niveau, l’abrogation du monopole de la sécurité sociale.

Et pourtant, les juges continuent avec la plus complète mauvaise foi à nier l’évidence, à refuser ne serait-ce que d’examiner nos arguments, et à rendre des jugements qui se réduisent le plus souvent à copier-coller les mémoires des caisses de sécurité sociale. Il faut se rendre à l’évidence, le problème n’est pas juridique, car sinon cela ferait bien longtemps que nous aurions eu gain de cause.

Le problème est politique, au sens où les jugements sont rendus pour des raisons idéologiques par des magistrats aveuglés par la pensée unique qui ruine la France depuis des décennies. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ; quand un juge veut rendre un jugement dans le sens qu’il a décidé, il peut toujours trouver dans le maquis inextricable de la législation française et européenne un texte qui, en le tordant un peu dans le sens voulu, lui permette de donner une apparence de fondement à sa décision en ignorant sans vergogne les arguments irréfutables qui vont dans le sens contraire.

De la même façon, il est toujours possible de donner une apparence de fondement juridique à une décision de remise en liberté d’un violeur pédophile assassin multi-récidiviste… Quand je dis que le problème est politique, et que donc la solution l’est également, il ne s’agit bien sûr pas de la méprisable tambouille politicienne à laquelle nous sommes habitués, et qui consiste, en utilisant les plus viles magouilles, compromissions et reniements, à voler l’argent des uns pour acheter les voix des autres.

Non, il s’agit de la politique au sens noble, au sens étymologique du terme, et qui devrait consister à œuvrer dans l’intérêt de la cité, et dans l’intérêt des citoyens. Qui trop embrasse mal étreint, dit-on.

C’est exactement ce que fait l’Etat, qui écrase sous le poids titanesque de la redistribution sociale les forces productives, qui fait d’un système dit de « protection sociale » une énorme machine de destruction sociale en confisquant aux Français la moitié du fruit de leur travail, qui se mêle de régenter par une législation tatillonne le moindre détail de la vie des citoyens, mais qui n’est plus capable d’assurer son cœur de métier, c’est à dire ses fonctions régaliennes.

Alors oui, il est grand temps que les citoyens se réapproprient la politique. Comme disait Einstein, « il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre ».

Docteur Jean Nicolas Boullenois

Secrétaire général du syndicat Alliance des Professions de Santé

 

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