La fin du monopole des caisses de sécurité sociale, c’est la fin...

La fin du monopole des caisses de sécurité sociale, c’est la fin des conventions, c’est la fin du tarif d’autorité. Qu’en disent nos syndicats ?

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Pour les professionnels de santé (extrait de : « Pourquoi la fin du MONOPOLE des caisses de sécurité sociale serait profitable à tout le monde ! Collectivité, patients,  professionnels de santé !», voir le lien en fin de post).

La fin du monopole des caisses de sécurité sociale, c’est la fin des conventions, c’est la fin du tarif d’autorité, c’est aussi la liberté en tant que cotisant citoyen, les mêmes avantages que tout citoyen cotisant. En pratique pour le professionnel, la possibilité de répercuter ses coûts sur les honoraires, la possibilité d’investir dans son outil de travail, la possibilité de travailler avec des horaires raisonnables, (je rappelle 58h/ semaine pour un médecin, avec en moyenne sans plateau technique 55% de charges fixes, soit les 30 premières heures), la possibilité d’embaucher une secrétaire, pour dégager du temps médical ( 125 000 médecins libéraux, 35 000 secrétaires, chiffre en baisse), accessoirement, cela ferait autant de chômeurs en moins .

Il est tout même incroyable, que les libéraux de santé soient les seules entreprises qui ne peuvent pas répercuter leurs coûts sur leurs honoraires et à qui on impose les tarifs à la baisse, pour certains bloqués depuis 5 ans, d’autres depuis 10 ans et pour certains même depuis 30 ans. Les coûts ne sont pas les mêmes en charges dans les grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille….., que dans une ville moyenne ou un village : loyer, taxe professionnelle ou sa version actuelle, taxe foncière pour les propriétaires…….Il en va de même des autres professions médicales ou paramédicales. Des honoraires au juste prix au juste coût, comme la médecine du travail, médecine sociale par définition, permettrait par ailleurs de s’assurer correctement pour les incapacités temporaires totales et la perte d’exploitation, d’autant que le système actuel est responsable du désamour pour l’exercice libéral des étudiants et nouveaux diplômés.

Il est par ailleurs inconcevable, mais pourtant vrai, qu’il y ait  à compétences égales, à expérience égale, 4 secteurs d’activité, conventionné secteur 1, secteur 2 avec dépassement, secteur 2 avec CAS et secteur 3 non conventionné (le fait d’avoir été chef de clinique, voir professeur, ne s’acquiert pas forcément au mérite, mais sont des opportunités de postes vacants ou parfois le fait d’avoir « des amis ». Si par la suite ces praticiens ont une plus grande formation, c’est que celle-ci est prise sur le temps de travail, qui lui est rémunéré ; ceci n’est pas le cas dans le privé). Le même tarif en sortant de FAC qu’à 67 ans (13 échelons dans le public à ma connaissance et pas forcément au mérite). Il parait donc logique de pouvoir moduler ses honoraires en fonction de son implantation géographique, mais également en fonction des compétences ou de l’expérience acquise et en fonction des services annexes de confort offert à ses patients. La mise en  concurrence régulerait les excès éventuels en fonction du service rendu. (On remarquera que le secteur 2, avec dépassements ne fait guère plus de bénéfice que le secteur 1, mais prend plus de temps pour une médecine humaine, pour les patients, mais aussi pour les soignants. La totalité des dépassements actuels, représente moins que le surcoût des complémentaires. Ces dépassements sont un faux problème, les excès étant le plus souvent le fait des praticiens du public).

« Plus de Convention, plus de tarif d’autorité non revalorisé depuis 50 ans, la liberté de soigner au juste prix au juste coûts »

Tous les économistes s’accordent d’ailleurs pour dire que les honoraires sont insuffisants pour assurer une qualité de soins et une qualité de vie aux soignants libéraux (sauf peut être Madame B.Dormont qui met les activités médicales en équations).

Une rémunération au temps passé, parait être la plus juste, associée à une facturation des frais et services annexes, évitant tous ces problèmes « d’indus », qui pour la plupart sont le fait d’une nomenclature inexistante ou obsolète,  le fait d’interprétations de la NGAP, ou de la CCAM, ne tenant pas compte des actes multiples, du prix des fournitures ou de la réalité des actes effectués…..

La revalorisation  des professions de santé est la meilleure solution de redonner goût à l’exercice libéral des suivants et la meilleure arme contre les déserts médicaux, d’autant plus que l’on n’a pas voulu tenir compte de la féminisation des professions de santé. Depuis 30 ans, les honoraires ont servi en partie de variable d’ajustement des déficits de la sécurité sociale; on est arrivé au plancher de ce que les professionnels de santé peuvent supporter, surtout en libéral (travailler toujours plus, pour un solde toujours plus maigre, c’est inhumain, le nombre d’épuisements professionnels, de dépression, de suicides ……le prouve !)

Dans le système actuel les professionnels de santé seront mis dans des réseaux de soins, à ne pas douter, c’est déjà le cas des opticiens, des chirurgiens dentistes, des infirmières libérales, les prémisses arrivent pour les médecins par les complémentaires en orientant les patients, c’est ce que l’on pourrait appeler un détournement de clientèleune concurrence déloyale.

 

Docteur Edward W. Metzger (rhumatologue retraité secteur 1)

 

Pour en savoir plus, en ce qui concerne les patients, les cotisants, la collectivité…..lire la suite ici :

http://alliancedesprofessionsdesante.fr/pourquoi-la-fin-du-monopole-des-caisses-de-securite-sociale-serait-profitable-a-tout-le-monde-collectivite-patients-professionnels-de-sante-2eme-partie/

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