» Comment guérir le système à la de Santé française  » ?...

 » Comment guérir le système à la de Santé française  » ? 3ème partie

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 La Santé est malade de son système de santé et de sa protection sociale.

 » Comment guérir le système à la de Santé française  » ?

L’hospitalo-centrisme un problème majeur,

Accentué et secondaire aux tarifs en dessous des réalités économiques des actes en libéral et de l’absence de cumul possible avec les actes intellectuels. Ceci étant responsable d’une désaffection à réaliser des actes techniques effectués gratuitement ou à perte et donc un transfert aux urgences ou à l’hôpital, souvent en hospitalisation de jour pour 10 ou 20 fois le prix de l’ambulatoire.

Ceci conduit d’autre part à des frais de transport et à des pertes de journées de travail.

Cela conduit également aux désert médicaux, du fait que plus que 9% des étudiants en médecine envisagent de s’installer en libéral, les 30 à 35 premières heures par semaine ne couvrant parfois même plus les charges. La féminisation de la profession et le changement de génération ne vont pas arrangés la situation.

La solution revaloriser les actes techniques et permettre le cumul des actes, qui ainsi serait fait en ambulatoire par la médecine de ville. 
La surconsommation d’examens complémentaires
– Elle est en partie liée au principe de précaution.

– On reproche en fait aux médecins d’en faire de trop, mais lorsqu’il y a une erreur de diagnostic, on leurs reprochera de ne pas en avoir fait assez. L’augmentation des assurances des protections juridiques professionnelles suite à l’instauration du principe de précaution en est la preuve.
Les médecins sont  » assis avec le cul entre 2 chaises « ; ce ne seront jamais ceux qui critiquent le trop d’examens complémentaires qui assumeront les erreurs médicales.

– Une autre cause de cet excès d’examens sont les tarifs des consultations les plus bas de l’OCDE.

En effet, il est moins chronophage de prescrire des examens complémentaires que de passer du temps à expliquer leurs fréquentes inutilités. Lorsqu’au delà de 15 minutes, voir dans certaines spécialités 10 minutes on exerce à perte, il est impossible de prendre le temps d’un interrogatoire complet, d’un examen complet, de prescriptions, du travail administratif et des courriers, en prenant le temps d’expliquer aux  » consommateurs  » que sont devenus les patients  » J’ai DROIT » l’inutilité de certains examens. La encore la responsabilité des tarifs indécents, pour certains bloqués depuis 30 ans. Le médecin n’a comme seule solution que de multiplier les actes, profitant des actes courts, pour se rattraper sur les actes longs des pathologies chronophages ou les patients âgés avec des poly-pathologies.

La liberté tarifaire au temps passé et modulé selon le lieu d’implantation du cabinet serait un impératif logique pour la survie des cabinets.
– Les médias jouent également un rôle,

En montrant des émissions sur les dernières techniques d’investigations à des patients  » Qui ont Droit » et  » gratuitement », plutôt que de faire des émissions de prévention primaire, au moins dans le service public.

La surconsommation de médicaments

Elle est liée en partie aux mêmes causes, le manque de temps médical, le système déresponsabilisant dit  » GRATUIT », des franchises insuffisantes et toujours le  » J’AI DROIT », les patients présentant la liste des médicaments exigés, comme s’ils allaient voir le médecin avant de passer au supermarché. La pédagogie prend du temps, temps que les médecins n’ont plus étant submergés de tâches administratives.

Les solutions, des franchises au choix des assurés, une responsabilisation des patients et encore le dégagement du temps médical par réduction du temps administratif.  

Les excès d’arrêt de travail.

Dans une patientèle de généralistes travaillant sur un petit secteur avec un nombre restreint de patients qui se connaissent, pas toujours facile de dire non. Plus facile pour un spécialiste.
Mais la cause principale des abus est la déresponsabilisation des patients en fonction de leur statut !

Zéro jour de carence dans la fonction publique, 3 jours dans le privé, 8 ou 14 jours pour les artisans, 90 jours pour les libéraux. On avait vu chuter l’absentéisme dans la fonction publique avec seulement 1 journée de carence. À savoir que les fonctionnaires continuent à percevoir leurs salaires en cas d’arrêt de travail, au contraire du privé.

La solution est clairement la suppression des statuts et régimes spéciaux ! 

On le voit en pratique, les salariés du privé ont moins d’absentéisme, les indépendants encore moins, les libéraux quand à eux doivent être moribonds ou hospitalisés pour s’arrêter. De plus ces 2 dernières catégories doivent assumer la perte d’exploitation et les conséquences d’un arrêt sur leurs entreprises, surtout en exercice individuel sans trouver de remplaçants. L’expérience montre, qu’un fonctionnaire en arrêt de travail, s’arrêtera souvent 2 fois plus longtemps qu’un salarié, 3 fois plus longtemps qu’un indépendant ou agriculteurs, et pour à peine caricaturer, 4 fois plus longtemps s’il s’agit d’un accident du travail ! Mes Confères le confirmeront je pense.

Les décideurs politiques et Syndicaux, sont les premiers responsables de cette situation et en particulier des erreurs du passé en ce qui concerne les déserts médicaux, par le MICA, puis le numerus clausus, la sous évaluation des actes, la gestion calamiteuse de la protection sociale et du système de santé depuis 40 ans, sans vision du long terme et de surcroît sourd à la limite de l’autisme.

 On ne peut donc pas reprocher la situation aux médecins, ni leurs en faire assumer les conséquences, de qui plus est, on ne les a jamais consulté, ou à postériori, surtout depuis que Madame Touraine est en charge de la Santé !

Ce sont bien les « Responsables », qui par leurs décisions irresponsables depuis 40 ans font assumer leurs erreurs aux soignants et les conséquences aux patients, les coûts à leurs concitoyens.

Le privé est plus performant que le public, quoi que l’on en dise !

– Si on traitait le privé comme les hôpitaux publics, leurs donnant les mêmes outils, ils feraient ce qu’ils ne peuvent pas faire aujourd’hui. Je fais référence aux équipements décidés par la tutelle ministérielle, attribués préférentiellement aux hôpitaux publics.
– Le prix de journée et inférieur dans le privé et pourtant ils font plus d’actes chirurgicaux que le public et avec un budget moindre.

Donner les même libertés au privé qu’au public, les mêmes prix de journée, les mêmes équipements et les mettre en concurrence, serait source d’économie.

Le public est toujours déficitaire renfloué par le contribuable, le privé est toujours bénéficiaire et ne peut compter que sur lui-même.
La sur-administration du public est en grande partie responsable de son déficit.

La gestion des établissements publics à la manière du privé et en leurs laissant l’autonomie, les mêmes règles et la suppression du statut de fonctionnaire, résoudrait les surcoûts. 

Enfin la main mise de l’État et de ses hauts fonctionnaires sur la protection sociale avec ses monopoles,

Elle va à l’encontre de toute amélioration de notre système de santé et continuera à creuser les déficits de la sécurité sociale, quoi qu’en dise Madame Touraine en cachant la poussière des déficits sous le tapis, comme on essaye de le faire depuis 40 ans.

Dans un système privé, ouvert à la concurrence on ne se dit pas seulement RESPONSABLE, on est RESPONSABLE, on ASSUME et on ne peut gérer à perte. 
Dans un système ÉTATISÉ on se dit RESPONSABLE, mais ce sont les soignants qui doivent assumer en étant la variable d’ajustement des déficits, les patients les victimes de la déshumanisation et de la régression de la qualité des soins et déjà de la diminution de l’espérance de vie, et les citoyens qui paient l’addition des erreurs des politiques étatistes. 
De plus on lègue à la génération suivante pour seul héritage des DETTES !


Voudra t’elle accepter cet héritage, ou la refusera t’elle, nous conduisant à un conflit de générations ou nos enfants ne voudront ou ne pourront plus assumer les soins, les retraites, la dépendance ou les EHPAD de leurs parents ?

Les parents c’est nous, c’est VOUS !

Dr Edward W.Metzger

 

naufrage secu

 

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