Les grandes confusions de nos concitoyens en matière de sécurité sociale et...

Les grandes confusions de nos concitoyens en matière de sécurité sociale et de protection sociale

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« L’Homme PROVIDENTIEL n’existe pas, à chacun de savoir ce qu’il peut faire pour la collectivité, plutôt que de penser ce que la collectivité ou l’Etat peut faire pour lui ! »
Les candidats à la Présidentielle, les élus et surtout les médias seraient inspirés de faire de la PÉDAGOGIE plutôt que de la PROPAGANDE anti-libérale ou prêter des idées pseudo-antisociale à certains, pour autant qu’ils soient honnêtes et voudraient défendre une réelle JUSTICE SOCIALE ou une réelle SOLIDARITÉ. Il semble bien qu’ils fassent le contraire en défendant des PRIVILÈGES ou des contre vérités à propos de la protection sociale par des sophismes.

La sécurité sociale est :

D’une part LA sécurité de ne jamais se trouver dans une situation de démuni en matière de : santé, retraite ou chômage; 
Elle est d’autre part non pas UN organisme, mais DES organismes privés et de Droit privé effectuant une mission de service public. Ceci n’en fait pas des organismes publics d’Etat ou investis d’une mission régalienne, l’assurance prévoyance n’a rien de régalien et ce ne serait pas à des entreprises privées, le cas échéant, d’en assurer le contrôle ou de récolter un impôt ou de s’autoriser des poursuites pour quelque raison que ce soit. Parfois pourtant les caisses de sécurité sociale voudraient se substituer à la justice ! 

« Il faut distinguer la sécurité sociale, de l’organisme qui porte le nom de Sécurité Sociale »  

La caisse de Sécurité Sociale en tant qu’organisme privé, appartient à ses cotisants, en réalité aux salariés ou aux indépendants qui y cotisent, les cotisations dites » employeurs », n’étant rien d’autre qu’une partie du fruit du travail de chacun ( il ne s’agit pas d’un  » cadeau » des employeurs, pas plus que la complémentaire santé, le ticket restaurant ou autres  » avantages »).
Mais cette caisse de prévoyance sociale appelée Sécurité Sociale n’est pas la seule, mais celle de la majorité en matière de santé de retraite de base, de chômage pour les salariés du privé ( puisque pas de chômage chez les fonctionnaires et pas de droits chez les indépendants).

 
Il existe à côté des Caisses de  » sécurité sociale  » des salariés, des caisses de sécurité sociale pour les agriculteurs MSA , pour une partie des indépendants RSI, des caisses de  » sécurité sociale » pour la retraite des agriculteurs, des professions indépendantes, des caisses différentes pour chaque profession libérale etc…

Il n’y a donc pas de caisse UNIVERSELLE de sécurité sociale, mais des caisses privées pour chaque catégorie professionnelle

Il n’y a pas d’ÉGALITÉ de cotisations non plus, puisque chaque caisse à ses propres règles de calculs, et des cotisations variables en fonction de la profession d’une part, du statut: de fonctionnaire, de salarié du privé, d’indépendant ou de libéral.

Il n’y a pas non plus d’ÉGALITÉ des Droits, puisque par exemple les jours de carence sont de 0 jour dans le public, 3 jours pour les salariés du privé et jusqu’à 90 jours pour les libéraux.

Il y a en France une obligation légale d’avoir UNE protection sociale ( ou sécurité sociale), en matière de santé et de retraite.
Le problème étant que la législation française IMPOSE la caisse de prévoyance sociale selon la catégorie professionnelle; ces caisses ont le MONOPOLE de la protection sociale par catégorie, ce monopole  est (à priori), contraire au Droit Européen qui ouvre les caisses de « sécurité sociale » à la concurrence. 
Il s’agit donc d’une concurrence déloyale en situation de MONOPOLE, sans choix pour les citoyens, sans contrat d’adhésion et sans obtenir les conditions générales et sans avoir un Droit de regard sur la gestion et l’utilisation des cotisations, gestion opaque ou certaines caisses placent les cotisations dans des paradis fiscaux ou certains dirigeants de caisses sont à la fois au conseil d’administration d’organismes de gestion de fonds ou de banques, donc en conflit d’intérêts (confère les articles à ce sujet sur ce site: 

« Les régimes de sécurité sociale et fonds d’investissements: simples placements ou conflits d’intérêts? » du 8 décembre.

Et encore  » la Kleptocratie française » Eloise Benhammou

Il est clair que si nos concitoyens pouvaient choisir leur caisse de prévoyance « sécurité sociale « , ils choisiraient probablement celle de la fonction publique, celle pour laquelle les cotisations sont les moins élevées et les avantages les plus grands en matière par exemple de jours de carence ou en matière de calcul des retraites ou encore d’indemnités journalières.
Il n’y a donc ni UNIVERSALITÉ, ni JUSTICE SOCIALE, ni même une SOLIDARITÉ ou ÉGALITÉ, ni même une EQUITÉ !

Ceux cotisant le moins étant les plus privilégiés, ces privilèges étant en partie financés par les non privilégiés !
Le comble étant que certaines cotisations du privé alimentent les caisses de la fonction publique.

Notre système de protection sociale est donc profondément INJUSTE et DISCRIMINANT et n’a rien de solidaire !
Madame Touraine quand à elle, elle est mal placée pour crier aux loups, à l’ultra libéralisme contre un candidat à la Présidentielle.

Non seulement elle parle de privatisation de la sécurité sociale qui EST PRIVÉE, mais sous tutelle de l’État, raison probable pour qu’elle soit en déficit,

mais elle a vendu la protection sociale aux complémentaires privées,
  • complémentaires dont ce gouvernement avait promis la TRANSPARENCE; promesse non tenue,
  • complémentaires souvent moins favorables que celles auparavant librement choisies,
  • complémentaires qui par les contrats responsables ont et vont augmenter les cotisations en remboursant moins ( cotiser PLUS pour être remboursé MOINS),
  • complémentaires taxées à 7% en partie imposables et nécessitant maintenant des sur-complémentaires pour être correctement remboursé, taxées elle à 14%.
    Madame Touraine est donc mal placée pour critiquer l’intention de Monsieur Fillon à mettre « un peu d’ordre «  dans ces mutuelles en voulant les contrôler, rendre leur gestion transparente et fixer des garde-fous afin de lutter contre les dérives de leur capitalisme de connivence.
  • En résumant jusqu’ici, on peut dire que dans le système de protection sociale actuel de sécurité sociale, les privilèges et avantages sont financés par ceux qui n’en ont pas en matière d’indemnités journalières ( les fonctionnaires continuent à percevoir leurs salaires), ils n’ont pas de jours de carence, et en matière de retraite, celle-ci est calculée sur les 6 derniers mois (souvent avec une promotion avant ces 6 mois), contre les 25 dernières années pour le privé et financée pour les emplois publics  en grande partie par l’impôt.
  • Y a-t-il une justification pour les fonctions non régaliennes à être fonctionnaire ?
  • Ou est la justification énoncée dans l’article 1er des droits de l’Homme, pour justifier « des droits dans un intérêt commun » ?
  •  D’autre part ceux qui contribuent proportionnellement le plus par leurs cotisations: indépendants au RSI, agriculteurs ou libéraux, sont ceux qui perçoivent le moins en cas d’arrêt de maladie, d’invalidité ou de retraite. Ils sont de surcroît obligé de contracter des assurances volontaires pour les jours de carence, voir les indemnités journalières, l’invalidité etc…et la perte d’exploitation.
    Si les politiques et L’Étatisme de l’État providence a conduit vers l »ÉGALITARISME, il a conduit vers plus d’INÉGALITÉS ! 

On peut se demander pourquoi le paritarisme syndical, qui se dit le défenseur de la JUSTICE SOCIALE et de la SOLIDARITÉ, censé défendre les valeurs de la République ne défend que ceux déjà privilégiés au détriment des autres.
Alors si tel ou tel candidat veut remettre en question un  » SYSTÈME  » de protection sociale aussi profondément INJUSTE et INÉQUITABLE, seuls ceux à qui profite ce système pourraient le défendre par égoïsme, et non les 80 % de la population qui en font les frais. Les syndicats, les hauts fonctionnaires, les élus EUX font en majorité partie des 20 %.
La protection sociale est par ailleurs une assurance et non pas selon la Déclaration des Droits de l’Homme « une charge commune pour le fonctionnement de l’État auquel chaque citoyen doit contribuer proportionnellement à ses moyens ».

L’assurance prévoyance est obligatoire mais ce n’est pas du régalien et cela n’a pas à être imposé par des monopoles, pas plus que l’assurance de sa voiture ou de son domicile ou l’on financerait l’assurance de ses voisins par OBLIGATION et sans CHOIX !

La solidarité n’est pas de faire payer les privilèges des uns par ceux qui n’en ont pas;

la solidarité envers les plus démunis devrait être financée par l’impôt, les dons défiscalisés entièrement et le bénévolat.

Il m’est apparu important de rappeler ce qu’est une sécurité sociale, les caisses de sécurité sociale et de prévoyance et les injustices, les inégalités et discriminations du système actuel, puisque ni les politiques, ni les syndicats, ni les médias n’évoquent ces sujets de manière objective, impartiale et INDÉPENDANTE; même la justice ne semble plus vouloir appliquer le Droit et les lois, encore moins faire justice.

A Madame Touraine, je rappellerai que la médecine à X vitesses, ce sont les conventions avec ses 4 secteurs d’activité, le tarif d’autorité datant de 1966, un véritable chantage aux médecins et un chantage à la liberté de choix des patients par des remboursements dérisoires, des remboursements différenciés, une escroquerie aux cotisants qui à cotisation égales, sont remboursés différemment, voir quasi non remboursé si le soignant est libéral secteur 3, sans « rétro-commissions », encore appelé avantage conventionnel.

Madame Touraine n’a fait qu’accentuer les discriminations, les inégalités, par les complémentaires obligatoires, les contrats responsables, et rendra l’accès aux soins encore plus difficile avec sa loi de « modernisation » de la santé, en décourageant encore d’avantage de médecins à s’installer, en ouvrant la voie aux réseaux  de soins pour ses amis de la mutualité ; du « low cost » en médecine, du « low cost » pour les infirmières….., une accentuation de la déshumanisation du soin par réduction du temps médical des soignants par des tâches administratives.

Pour les autres: médias, syndicats, élus ou simple citoyens qui affirment que certaines propositions en matière de protection sociale, « sont pour les riches », j’ai partiellement répondu ci-dessus, c’est l’œuvre des socialo-collectivistes de droite comme de gauche, Madame Touraine ayant mis la touche finale à une protection sociale pseudo-solidaire, pseudo-philanthropique sous prétexte de justice sociale qui conduit aux inégalités et aux discrimlnations.

Alors je voudrais préciser quelques chiffres, en introduisant mon propos en citant Abraham Lincoln :
 » On n’enrichit pas les pauvres en appauvrissant les riches « 

Nous sommes 67 millions, dont environ 28 millions d’actifs pour un budget santé d’environ 250 milliards en y incluant les complémentaires.

Ceci représente en moyenne une dépense d’environ 4000 euro /an et par citoyen pour la santé. Ces sommes sont essentiellement financées par des cotisations (en partie CSG et Taxes sur tabac alcool…). C’est-à-dire que ces 250 milliards reposent en grande partie sur les 28 millions d’actifs (voir moins vu les 6 millions de sans emploi), soit 9000 euro par actif par an pour la santé. Alors un chef d’une  famille de 4 travaillant  seul, devrait cotiser  16 000 euro rien que pour la santé, 24 000 dans une famille de 4 enfants.

Le revenu moyen d’un foyer français est de 26 000euro environ. Donc quasiment le revenu du foyer !

Qui paye la différence entre ce que chacun a cotisé et les coûts réels de la santé ?

J’en viens au rapport avec les « riches ». Si l’on fait fuir les « riches », si l’on décourage les classes moyennes supérieures, les plus aisées, en les surtaxant, en les écrasant d’impôts et de cotisations, à un tel point de les décourager de travailler 50 , 60 voir 70 heures/ semaine, qui assumera le coût de la protection sociale ?

Même un grand nombre de retraités fuient le pays, pour des pays moins collectivistes, ou les impôts, les cotisations sont réduites, ou la vie est moins chère.

56 % des français ne paient plus l’impôt sur le revenu, c’est le fait de la paupérisation de notre modèle social et de sa déresponsabilisation. La redistribution représente environ le même chiffre, 57 %.

Tout le monde a conscience que les besoins de santé augmentent au fil des ans (vieillissement de la population, progrès et coût des équipements médicaux, augmentation exponentielle des thérapies innovantes, qui entre parenthèse devraient être négocié au niveau de l’UE, pour les réduire, plutôt que de discuter du nombre de trous de l’emmental etc…..), alors le système actuel de protection social ne convient plus pour la santé, ni pour les retraite qui finiront en Madoff ( toujours plus d’années de cotisations, toujours PLUS de cotisations et toujours MOINS de retraite).

Baser  la protection sociale sur les revenus  du travail, comme cela l’est depuis 70 ans n’est pas tenable, même si depuis 21 ans on y a associé des contributions sociales sur les autres revenus, la CSG ; la preuve la CRDS ( Contribution au Remboursement de la Dette Sociale), créée initialement par Monsieur Juppé en 1995 pour 14 ans, est toujours en place en 2016 avec une ardoise de 165 milliards d’euro ; le fameux « TROU » de la sécu que Madame Touraine dit avoir comblée !

Si la critique de ce que propose un certain nombre est facile, dont un candidat à la Présidentielle, la pérennisation du système actuel de l’Etat providence, de l’Etat « Père Noël » et de caisses de sécurité sociale «  Mère Nourricière », est intenable à moyen terme ; le système agonisant déjà depuis 40 ans, depuis la fin des 30 glorieuses.

Poursuivre dans la même voie, avec du colmatage, des rustines, ne fera qu’accentuer les fermetures de petites entreprises (seules en capacité de redresser le pays), l’augmentation des sans emplois, le transfert de plus en plus de citoyens de la classe moyenne vers la pauvreté, la paupérisation.

Les 56 % de nos concitoyens ne payant plus l’impôt sur le revenu verront leur nombre augmenter, 60% , 65% ……, le nombre de ceux qui devront assumer l’augmentation de la redistribution , 57 % puis 60% puis 65%….., deviendront de moins en moins nombreux  et glisseront vers le bas, 

le nivellement par le bas qui est la doctrine de l’égalitarisme socialiste !
Alors un jour, jour qui n’est pas si éloigné, les français devront faire des choix :
  • 1°Entretenir 5.5 millions de fonctionnaires avec leur statut spécial, les statuts spéciaux ERDF, SNCF, RATP……( ceux qui sont les plus visibles dans les rues au coté de la CGT, CFDT, FO, SUD…..pour le bien commun)
  • 2°Entretenir les 600 000 élus,
  • 3°Pouvoir assurer les retraites, les soins, l’EHPAD des parents,
  • 4°Pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants,
  • 5°Etre solidaire des réellement démunis,
  • 6°Rester dans une logique irresponsable, c’est «  GRATUIT », c’est « l’Etat qui paye »,
  • 7° Continuer à faire fuir les « riches », les jeunes diplômés, les retraités,
  • 8° Réformer le pays et en l’occurrence la protection sociale qui représente 35% du fruit du travail, demain 40 %, en la finançant autrement, d’autant que les emplois sont remplacés par la robotique, que le numérique réduit les emplois etc….. , la protection sociale étant la plus grosse dépense des français, il en dépend la survie d’emplois productifs, le nombre de sans emplois
  • Etc……
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La France ne va pas dans le MUR, elle y est ; la France n’est pas au bord du gouffre, elle est dans les gouffres des déficits publics,

2100 milliards officiellement, 5300 milliards avec la dette hors bilan ou « dette immergée », dont les retraites des agents de la fonction publique, qui seront demain un TSUNAMI fiscal si l’on ne réduit pas leur nombre, et peut-être en seront-ils demain les victimes, faute d’une classe moyenne en nombre suffisant, faute de «  riches » pour payer leurs pensions.

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Le plus gros risque de cette évolution étant le risque d’un conflit de générations, ou les enfants n’auront plus les moyens de payer les retraites de leurs parents, leurs soins, leurs EHPAD……

Que les français réfléchissent, que les médias ne racontent pas n’importe quoi, que les syndicats fassent leur boulot (j’ai des doutes sur ces 2 derniers), que nos élus et hauts fonctionnaires soient au service de leurs concitoyens et non l’inverse pour satisfaire leurs objectifs personnels ou leurs plans de carrières.

Il y a un certain nombre des points énumérés ci-dessus, sur lesquels on peut agir, et si nos concitoyens ne sont pas aveugles , s’ils sont citoyen du pays des Droits de l’Homme et du citoyen, s’ils sont pour Liberté Fraternité Egalité dans les Droits et les Devoirs et une certaine EQUITE dans la vie, sans égoïsme, avec un intérêt collectif,

ils feront je l’espère les bons choix, ou pousseront d’une manière ou d’une autre ceux censés les représenter, à agir dans les sens de l’intérêt collectif .
L’Homme PROVIDENTIEL n’existe pas, à chacun de savoir ce qu’il peut faire pour la collectivité, plutôt que de penser ce que la collectivité ou l’Etat peut faire pour lui !

Dr Edward W.Metzger

« Les États totalitaires détruisent la liberté individuelle en la supprimant purement et simplement, l’État se proposant d’administrer toute l’économie du pays. Les États providences agissent plus sournoisement, offrant au peuple une “sécurité sociale” en échange de sa liberté, substituant la responsabilité collective à la responsabilité individuelle. Dans le premier cas, les individus ne peuvent plus agir ; dans le second cas, les individus ne savent plus agir. » (Jean-Louis Caccomo)

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