Un Etat « Providence » mais pour qui ? Ou un capitalisme de connivence...

Un Etat « Providence » mais pour qui ? Ou un capitalisme de connivence d’État ?

Madame Touraine a anesthésié les français avec son : accès «  gratuit »  aux soins, nos concitoyens endormis n’ont pas compris que c’était pour leurs faire les poches !
« La différence entre un État-providence et un État totalitaire est une question de temps. » (Ayn Rand)

L’Etat providence ne l’est pas toujours pour qui on croit, bien sûr il y en a qui en usent et en abusent comme usagers dans un système totalement déresponsabilisant ou, «  C’est l’Etat qui paye ». Qui ne connaît pas les pharmacies pleines de médicaments inutilisés, ou des chômeurs en fin de Droits qui commencent à chercher un nouvel emploi le mois précédent la fin des Droits, d’autant que les allocations sont les plus élevées de l’OCDE et les moins dégressifs. Mais ce n’est pas l’objectif de ce propos.

Notre protection sociale est la plus coûteuse en matière de gestion des pays comparables, de l’ordre de 5%..

Exemple : Les cadres des caisses sont rémunérés entre 56 000 et 145 000 euros/an (hors primes), alors que les soignants ont la rémunération la plus basse de l’OCDE.

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La gestion syndicale paritaire engloutie 4 ou 5 milliards, alors qu’elle ne représente plus personne ou si peu.
La sécu est tellement performante qu’il a fallu créer des sécu complémentaires toutes aussi privées que la sécu,

Mais avec en moyenne 20 % de frais de fonctionnement (gestion, Pub, Sponsoring), sans oublier la rémunération des gestionnaires dans une comptabilité opaque pour les assurés.

La encore les syndicats touchent 2 % des cotisations. De plus les cotisations sont taxées et partiellement imposables.

Madame Touraine a rendu ces contrats  » Responsables », autrement dit, cotiser d’avantage pour un remboursement moindre et plafonné.

Pour être pris en charge correctement, il faut donc une sur-complémentaire taxée à 14% et avec des cotisations non déductibles.

Effectivement notre système Etatique sous tutelle est déresponsabilisant et providentiel pour un certains nombre d’usagers, mais il est providentiel pour les gestionnaires des caisses avec des salaires qu’effectivement « Le monde entier pourrait leurs envier », providentiel pour toute les administrations et administratifs qui gravitent autour de la Santé en particulier, providentiel pour les syndicalistes amputant plus de 2% du budget, 5 milliards qui n’iront pas aux soins, et providentiel pour les amis de nos politiques qui gèrent les mutuelles complémentaires et leurs actionnaires.  
Alors il s’agit bien d’un capitalisme de connivence d’Etat avec la complicité des syndicats, qui ont la main mise sur les prévoyances , qui toutes sont privées, sécu comprise, avec des cotisations parmi les plus élevées de l’OCDE, pour cause, un système de soin qui se dégrade, 24ème mondial, les professionnels les plus mal rémunérés des pays de l’OCDE, sans aucun bénéfice sur l’espérance de vie, qui elle se réduit depuis 2015.
« Voilà trente ans déjà que cet État est en crise, et qu’il survit de rafistolage en rafistolage : de faux droits financés toujours plus par de la fausse monnaie. » (Philippe Simonnot)
Alors peut-être peut on imaginer un autre système de protection sociale, ou chacun serait libre de choisir sa mutuelle santé, une seule assurance ;
De vraies mutuelles sans discriminations par l’âge ou par les antécédents, avec la même qualité de soins; à l’Etat de fixer les garde-fous, un cahier des charges.

Des mutuelles en concurrence sur les prestations hors soins, des franchises au choix, avec une gestion transparente, ou le conseil d’administration comporte des usagers, patients et cotisants, soignants, avec des assemblées générales de cotisants.

La liberté aux patients de choisir leurs soignants, aux soignants la liberté de les soigner en adaptant leurs honoraires aux réalités économiques.
A L’Etat de définir les grandes orientations de santé publique, et d’organiser la solidarité pour les démunis, les retraités, basée sur la fiscalité de tous les revenus et non en priorité sur le travail.

Les comportements à risques sont déjà taxées : l’alcool, le tabac, les boissons sucrées …, à étendre aux industriels pour produit à risques : pesticides, perturbateurs endocriniens……Une partie de la protection sociale est déjà assuré par la CSG et la dette par la CRDS, CRDS qui devait durer 14 ans ! 

Un tel système serait plus responsabilisant pour les patients, moins coûteux, plus performant en laissant les soignants, plus humain, sans enrichir les financiers des pseudo-mutuelles qui n’ont pour seule ambition d’asservir dans des réseaux de soins les patients et les soignants pour une pratique médicale « Low cost », industrialisée et déshumanisée autant pour les patients que les soignants. D’autres pays de l’UE ont réformé leur système de protection sociale, et ceci avec succès, autant pour la santé que les retraites.

« Les États totalitaires détruisent la liberté individuelle en la supprimant purement et simplement, l’État se proposant d’administrer toute l’économie du pays. Les États providences agissent plus sournoisement, offrant au peuple une “sécurité sociale” en échange de sa liberté, substituant la responsabilité collective à la responsabilité individuelle. Dans le premier cas, les individus ne peuvent plus agir ; dans le second cas, les individus ne savent plus agir. » (Jean-Louis Caccomo)

 Dr Edward W. Metzger

 

2 COMMENTS

  1. Bonjour,
    merci de me communiquer vos sources sur :
    1) le « coût » syndical de 4 à 5 milliards d’euros
    2) Les grilles salariales que vous publiez ici.

    Bien cordialement

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