Elle veut « la mort de la médecine libérale »

Elle veut « la mort de la médecine libérale »

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Elle veut « la mort de la médecine libérale » : révélations choc sur l’économiste Brigitte Dormont

Dénigrement systématique des médecins libéraux et de la médecine à la française, présomption de conflits d’intérêts et d’études biaisées… Sale temps pour la titulaire de la chaire d’économie de la santé à Paris Dauphine, à qui, un groupe de médecins libéraux veut faire payer ses interventions anti médecine libérale, pro tiers payant généralisé et pro mutuelles.

Brigitte Dormont n’a-t-elle pas annoncé, sur France-Culture, aux lendemains du vote en première lecture du projet de loi de santé que la mise en place du TPG signifiait « la mort annoncée de la médecine libérale », et que « c’est une bonne chose » ?

Dans un long argumentaire, un groupe de médecins généralistes libéraux a passé au crible les interventions de celle qui est également ancienne membre de l’équipe de campagne de Martine Aubry, au Parti socialiste, conseillère du Premier ministre (Conseil d’anlayse économique) , membre de Terra Nova, le think-tank du PS et membre du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie et de la Commission des comptes de la santé.

Brigitte Dormont confirme en effet « ce que dénoncent sans relâche depuis plus de deux ans une majorité de professionnels hostiles à cette loi », écrivent ces derniers en introduction à leur travail : les médecins, payés directement par l’assureur, en deviendront dépendants, devront suivre ses consignes. « 

L’organisme en charge du paiement », annonce t-elle, aura « les moyens financiers de faire pression sur les médecins. »

Dans une autre étude intitulée « Est-il profitable d’être médecin généraliste », l’économiste utilise des équations mathématiques « qu’elle manipule au gré de ses besoins pour nier que le différentiel de revenu entre médecins et cadres tient à l’amplitude des horaires de travail », écrivent ses détracteurs. Dans une autre étude : « Médecins généralistes à faibles revenus : une préférence pour le loisir ? », une de ses ex-élève explique que si certaines femmes-médecins ont de faibles revenus, c’est qu’elles consacrent trop de temps aux loisirs et pas assez à leur pratique médicale…. N’en jetez plus.

Liberté d’expression ? Bien entendu, sauf que le groupe des cinq médecins s’est aussi employé à mettre à jour les liens d’intérêt, qui unissent la Chaire Santé Paris-Dauphine à ses sponsors. Dont, en premier lieu, la MGEN (qui a pris la succession d’AXA), mutuelle de l’éducation nationale. Et, dénoncent-ils en chœur, « en l’absence des régulations mises en place par les meilleures universités anglo-saxonnes ( Berkeley, Stanford, London School of Economics), pour gérer les liens d’intérêt, des puissances financières. »

Les documents de Paris Dauphine proposant des partenariats aux entreprises n’évoquent jamais la problématique des liens d’intérets. De plus, la déclaration de Brigitte Dormont au Conseil d’analyse économique indique une absence totale de liens d’intérets qu’ils soient politiques ou financiers, dénonce les auteurs.

Plus d’informations sur le blog du Dr Christian Lehmann
*auteurs de l’étude : Christian Lehmann, Marco Gabutti, Yvon Le Flohic, Charles Cousina et Jacques Marlein.

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