Droit de réponse de Convergence Infirmières libérales, à la revue QUE CHOISIR

Droit de réponse de Convergence Infirmières libérales, à la revue QUE CHOISIR

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Droit de réponse de Convergence Infirmières à la revue QUE CHOISIR

Votre article paru dans votre édition n° 541 de novembre 2015, constate que les kinés et les infirmiers sont dans le collimateur de la Cour des Comptes.


C’est dommage de s’en arrêter là et je ne peux que vous demander un droit de réponse.

Il est effectif que les dépenses liées aux actes infirmiers ont augmentés.
La Cour des Comptes, dans ce même rapport, note que la santé en France est très centrée sur l’hôpital et qu’il représente la majeure partie des dépenses totales. Les dépenses liées aux auxiliaires médicaux (infirmières, kinés, sages-femmes, orthophonistes, etc.) représentent en 2014 7.10 % des dépenses de santé, et les hôpitaux publics et privés 45.70 % ! (source : IRDES)


Il est également indiqué que les français sont attachés à leurs infirmières qui « jouent un rôle essentiel et apprécié ». Les infirmières ont été les premières à mettre en œuvre une régulation de leur installation sur le territoire, en 2008, comme le préconise la cours des comptes. 


La suggestion pertinente fonctionne depuis déjà 6 ans et elle met en avant l’absence de cohérence par les ARS pour donner des évaluations claires dans l’intérêt des Français, ou des chiffres pertinent pour l’évaluation des besoins ou la mise en concurrence des réponses. Grâce à cet engagement, il ressort que l’état favorise la mise en place de structures coûteuses et entrave l’essor des réponses libérales, dans une grande opacité d’analyse des facteurs décisionnelles… 

Les prescriptions effectuées pour les infirmières émanent de l’hôpital, dans le cadre des sorties, et des médecins généralistes, pour éviter les entrées, où les conséquences de la dépendance se retrouvent sur les actes effectués par les professionnelles libérales, car cette prise en charge évite des hospitalisations longues, fréquentes et coûteuses pour l’assurance maladie.

Les infirmières sont une rare profession de santé qui ne pratiquent pas, voire jamais, les dépassements d’honoraires, malgré une valeur de l’acte très basse : 4.5 euros pour une injection !

Le « virage ambulatoire » préconisé par la Cours des comptes et « soit disant voulu » par le ministère de la santé demandant une adaptation de la NGAP pour la profession infirmière libérale, est demandée depuis plus de 15 ans aux administrations d’Etat.

 

Les infirmières libérales revendiquent la reconnaissance de la continuité des soins 7 jour sur 7, 24 heures sur 24, la traçabilité construite des prestations et les données coordonnées sécurisées, la compétence au service des besoins dans un contexte de libre choix et de concurrence loyale… ….

Dans le même temps, les dépenses de l’hôpital n’ont pas diminué !

Dans le même temps, en entravant la lisibilité et les évolutions nécessaires, l’assurance maladie a mis en œuvre une politique de contrôle très intense et très stigmatisante justement sur une profession qui permet le maintien et le suivi des malades à domicile à moindre coût afin de créer et de mettre en place des alternatives.

Ce dénigrement est justement construit sur l’interprétation salariale de la Nomenclature Générale des Actes des Professionnels et l’ensevelissement des évolutions possibles (conf. BSI) de la profession infirmière en libérale, pour la contraindre et la subordonner.

Les infirmières libérales ne sont donc pas responsables du déficit de l’assurance maladie, et elles contribuent largement au maintien à domicile en offrant une alternative à l’hospitalisation en cohérence avec une politique d’économie en santé en lien avec la couverture des besoins médico-sociaux…

Par contre, elles ne sont pas les maîtres d’œuvre des déviances sociales et politiques en santé introduites dans la loi de modernisation, comme dans la loi de financement de la sécurité sociale.
Reprenez les analyses de la cours des comptes, avant de communiquer simplement sur les préconisations, et vous aurez en plaçant les médecins et les paramédicaux libéraux, la bouée de secours du déficit de l’assurance maladie, comme du maintien du libre choix du patient, en renforçant l’alternative libérale…


Pour compléter: Le projet de loi de santé est en train, tout simplement de détruire l’architecture sociale et le respect des droits des citoyens, je suis intéressé pour savoir dans le respect de l’équité, comment vous allez défendre le droit de choisir son soignant ?

Et comment vous pourrez maintenir le droit d’obtenir des prestataires de soins de qualités ? 

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