Dettes de l’Etat, dettes de la branche maladie de la Sécu. Quel...

Dettes de l’Etat, dettes de la branche maladie de la Sécu. Quel avenir pour la Santé ?

Dettes de l’État, proche de 100% du PIB
Dettes de la branche Santé de la sécu 130 % de ses recettes annuelles 
“Pourquoi nous n’aurons qu’une croissance très atone tant que nous avons une dette qui avoisine les 100% de PIB”.
Peut-on transposer ces explications aux dettes de la protection sociale santé ?

Une explication de Philippe Lacoude:

“Lorsque la dette dépasse 90 % du PIB, les multiplicateurs budgétaires tendent vers zéro ; aucune croissance n’émerge de la dépense”. 
Dans ces situations, une augmentation des déficits aujourd’hui réduit les dépenses privées demain, d’au moins le même montant. 

Dans une série de publications de 2010 et 2011, les économistes Carmen Reinhart et Ken Rogoff de l’université de Harvard et Thomas Herndon, Michael Ash et Robert Pollin de l’Université du Massachussetts, ont montré que les pays dont le ratio de dettes publiques rapportées au PIB était compris entre 0 % et 30 % croissaient à 4,1 % en moyenne et ceux entre 30 % et 90 % croissaient à 2,8 % en moyenne.
Les pays comme la France dont le ratio de dettes publiques rapportées au PIB était au-delà de 90 % croissaient à peine à 2,2 % par an en moyenne. 

À cause d’une erreur initiale dans les résultats et du caractère controversé de la conclusion de Carmen Reinhart et Ken Rogoff, un nombre considérable d’études similaires ont été faites et refaites, entre autres par la Banque Centrale Européenne, le Fonds Monétaire International et la Réserve Fédérale. Toutes arrivent aux mêmes chiffres à quelques décimales près.

 “Plus la dette publique est élevée, moins l’économie croît”.



Pour ces trois causes, – le boulet de l’impôt, le boulet de la dépense et le boulet de la dette –, la croissance annuelle moyenne du PIB per capita, à prix constants, en dollars, à parité de pouvoir d’achat, est passée en France de 4,6 % dans les années 1960 à 3,1 % dans les années 1970, à 1,8 % dans les années 1980, à 1,5 % dans les années 1990, à 0,5 % dans les années 2000, pour finir aujourd’hui à 0 % pour cette décade déjà à moitié écoulée”…

Alors qu’en est-il de notre système de sécurité sociale régime général, RSI , MSA…, le : ” Cela va mieux”, ou ” Nous avons réduit les déficits de la branche santé ” 
a15-1393Ce n’est pas en transférant la dette à un autre organisme que le déficit disparaît !
Le budget de la Sécurité sociale est supérieur à ses recettes, la dette cumulée est largement supérieure à son ” PIB”.

Les dépenses croissent plus rapidement que les recettes du fait du vieillissement de la population, du fait des thérapeutiques innovantes pour certaines déconnectées des réalités économiques etc…
Les professionnels de santé ont été la variable d’ajustement des déficits depuis 30 ans, ce qui est responsable des honoraires les plus bas de l’OCDE et de la dégradation du système de soins ( 11ème en Europe, 24ème au niveau mondial), et de la baisse de l’espérance de vie pour la 1ère fois depuis 1945.

Malgré 40 années de déficits, les gouvernements successifs n’ont jamais su remettre en cause ce ” SYSTÈME ” monopolistique, ses coûts exorbitants de gestion, sa coûteuse “gestion” paritaire syndicale de façade, les lourdeurs administratives avec ses 35 % de non soignants dans les hôpitaux, la superposition des Commissions et toutes les structures qui gravitent autour de la santé.

Le monopole empêche par ailleurs toute recherche sur des thérapeutiques alternatives.

Ce n’est pas en créant une sécurité sociale BIS obligatoire qui ne fait que transférer les déficits d’une assurance, la sécu, vers une autre, les complémentaires, pour faire croire que les déficits de la sécu se réduisent, et de surcroît avec les contrats responsables ( cotiser PLUS pour être remboursé MOINS), nécessitant des sur-complémentaires, que l’on résoudra le problème des déficits; ce n’est qu’une illusion de mieux, un trompe l’oeil.

Au final ce sont toujours les citoyens qui cotisent, maintenant 3 fois au lieu de cotiser à une seule assurance pour couvrir un seul risque, la maladie !

Le monopole des caisses de sécurité sociale empêche toute réforme en détruisant notre système de soins, en détruisant la médecine libérale comme la médecine hospitalière, épuise les soignants, déshumanise les soins, augmente les coûts de la santé pour les ménages, est une cause de destruction massive de petites entreprises et donc d’une progression de chômage et de la pauvreté; de surcroît par des discriminations et en creusant les inégalités.
On ne construira pas lAVENIR de la Santé et du système de soins avec des dettes et en privant les soignants de moyens, mais en réduisant les dépenses inutiles : administratives, induites par les réglementations, les normes, la mascarade de gestion paritaire etc..et en réformant un système de protection coûteux et inefficient.

Alors :
  • Une sécurité sociale imposée qui a montré ses limites avec 40 années de déficits, transférant maintenant ses déficits aux ménages via les complémentaires et les sur-complémentaires ou,
  • UNE SEULE ASSURANCE SANTÉ librement choisie par les citoyens responsables ?
    La solidarité n’est pas du domaine de l’assurance, mais de la fiscalité et du volontariat, des dons et au mieux défiscalisés à 100 %.
  • On pourrait attendre des candidats à la Présidentielle , s’exprime sur le sujet de manière plus claire. 
Le monopole des caisses de sécurité sociale, régime général, RSI, MSA….selon le courrier ci dessous n’existe plus!  Aurait-on menti aux français ? 

Le monopole de la sécurité sociale a été aboli, mais l’État français, ses politiques, ses syndicats et la justice qui a perdu son indépendance, ne veulent pas l’admettre, comme le prouve ce courrier de 2004.

” Le Ministère est parfaitement au courant, mais pour le moment le Ministre nous a dit que serait un suicide politique d’annoncer une chose pareille”   

Dr Edward W. Metzger

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