Comment sortir de notre système de protection sociale délétère, voir suicidaire...

Comment sortir de notre système de protection sociale délétère, voir suicidaire ? Propositions et réflexions …

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Comment sortir du système de protection sociale délétère, qui tue nos entreprises, qui tue les agriculteurs , les indépendants , les libéraux  et ruine les ménages ,  notre système de santé , si ce n’est le suicide d’un agriculteur, d’un entrepreneur ou d’un soignant tous les jours !

Comment envisager la sortie de ce système illégal et à bout de souffle qu’est la sécurité sociale, dois je rappeler, que la sécurité sociale, comme d’autres caisses  sont des mutuelles privées, dont les propriétaires sont les cotisants et non l’Etat, cotisants qui n’ont toutefois jamais signé de contrat d’adhésion à cette mutuelle, pas plus que les professionnels de santé.

Sécurité Sociale dont les comptes sont opaques, qui pratique des abus de biens sociaux entre autres, avec l’appui des pouvoirs publics et des syndicats paritaires.

Comment affirmer qu’un système en déficit depuis 35 ou 40 ans de 10 à 15 milliards par an est le système idéal avec un déficit cumulé à  3 chiffres en milliards et qu’aucun gouvernement n’a réussi à juguler.

Pourquoi dans un système de protection sociale aussi formidable, oblige t’on les citoyens à prendre une complémentaire et probablement une sur complémentaire ? De surcroît imposable sur la part employeur. 

De plus les retraités ou les démunis n’auront plus de complémentaires ou celle-ci sera financée par l’Etat ?

PROPOSITIONS :

Respecter le Droit européen et abolir le monopole  de la sécurité sociale qui est une mutuelle privée, devant donc respecter le Code de la mutualité, c’est-à-dire faire signer des adhésions, transmettre les conditions générales et les avenants. Aucun citoyen, n’a signé d’adhésion, aucun professionnel de santé non plus.

Par ailleurs  les caisses de sécurité sociale sont dans une situation de concurrence déloyale, ce qui est en soit condamnable.

Alors comment s’en sortir ?

La protection sociale dans son ensemble représente 40 % du PIB, demain avec la loi santé et le maintient de la sécurité sociale sous sa forme actuelle, plus une complémentaire obligatoire, (pas forcément la plus favorable, puisque les entreprises sont déjà exsangues par le niveau des charges) , une sur-complémentaire.

Alors cette sécurité sociale, «  que le monde entier nous envie », est-elle si performante, pour être en déficit depuis  40 ans, avec un déficit cumulé de 200 milliards, que 40 ans de gouvernance n’ont pas su combler, malgré la CSG et CRDS qui devait durer 14 ans et de multiples plans de redressement au détriment de la prise en charge, au détriment des honoraires qui ont joués le rôle de variable d’ajustement et surtout au détriment de la qualité des soins et de l’humanité des soins.

Le rôle de l’Etat n’est pas de «  jouer » à l’assureur, il a l’obligation de veiller à ce que chacun ait accès aux soins, la protection sociale étant obligatoire, et la Loi santé prévue va plus loin, rendant l’Etat responsable de cette obligation, comme l’obligation du logement, de l’éducation . Toutefois cette obligation est intenable sous sa forme actuelle. (Cf. La vidéo du Dr Didier Légeais sur le site  ).

Le rôle de l’Etat serait d’assurer la solidarité, par l’impôt, soit une TVA sociale ou une CSG pour les plus démunis. Ceci suppose une remise à plat complète de la fiscalité.

Le rôle de l’Etat serait de fixer un cahier des charges pour les assureurs, des garde-fous, la transparence des comptes de ces assureurs santé, sécurité sociale actuelle comprise, ce qui d’ailleurs avait été promis, mais non tenu ! 

Un audit de la sécurité sociale serait d’ailleurs  des plus intéressants, de même que de toutes les caisses de sécurité sociale, on aurait des surprises, quand à l’utilisation des fonds destinés en principe aux soins.

Les assurances santé, sécurité sociale comprise seraient  en concurrence, le cahier des charges assurerait entre autre la transparence et éviterait les dérives. 

Ces assurances santé, ne pourraient pas faire de discrimination, par l’âge ou par les antécédents, on retrouve l’esprit initial de la mutualité. Les frais de PUB, seraient limités ou interdits,  la garantie d’une affectation d’au moins 90 % des soins ou un chiffre le plus proche de la réalité. Les bénéfices seraient réintroduits ou taxés auprès des actionnaires.  En somme de vraies « mutuelles ».

Ces assureurs, pourraient, assurer à plusieurs niveaux, en séparant les prestations :

  • Prestations de soins identiques quelque soit le contrat.
  • Prestations hôtelières, qui ne sont pas du domaine de la solidarité, incluant l’hébergement et ou la restauration, qui peuvent varier en fonction des contrats. 
  • D’autres prestations n’entrant pas dans le cadre de la solidarité feraient également la différence, comme des services plus personnalisés.
  • Enfin comme pour les voitures, la possibilité ou non de franchises.

Le risque Accident du travail et Maladies professionnelle, reste bien sûr à la charge des employeurs  et reste géré par la sécurité sociale.

La transition générationnelle de la fin des monopole serait,  elle assurée par une TVA sociale ou une CSG dégressive au fur et à mesure de la disparition des babyboomers, comme la solidarité envers les plus démunis.

Une seule prévoyance maladie, diminuerait les charges des entreprises, les charges des ménages, réduirait de ce fait le chômage et augmenterait  le pouvoir d’achat, qui augmenterait en  conséquences les recettes fiscales, réduirait les déficits publics………

Il parait évident que de payer 3 fois des frais de gestion, ne peut qu’alourdir la facture.

Pour les soignants, cela permettrait d’adapter les honoraires aux coûts de la pratique, pouvant investir et embaucher des assistants et secrétaires, ce qui dégagerait du temps médical et donc améliorerait la qualité des soins.

En effet les coûts ne sont pas les mêmes en grande ville ou  la campagne, il faut donc pouvoir ajuster ses tarifs à ses recettes et à ses dépenses. Cela résoudrait le problème des déserts médicaux, dont Paris risque d’être parmi les premiers à l’avenir. La concurrence faisant le reste, comme pour les abonnements téléphoniques lors de la libéralisation du monopole de France Télécom ou d’autres secteurs ou l’on a aboli le monopole.

Par ailleurs l’existence actuelle de 3 secteurs est également discriminatoire, les patients payant les mêmes cotisations, seront moins bien remboursés ou non remboursés, selon le secteur d’appartenance du médecin qui a pourtant les mêmes qualifications et que les citoyens ont payé les mêmes cotisations !  

Plus de discrimination en fonction du secteur d’appartenance du médecin ou du soignant ! 

La qualité des soins en serait améliorée, les patients préféreront un cabinet propre, bien entretenu, bien équipé, avec des professionnels leurs consacrant plus de temps, donc plus humains, en payant un peu plus (comme chez les libéraux pratiquants des médecines parallèles ou les psychologues …….), qu’une médecine déshumanisée et industrialisée ; ils auront le choix !

La qualité a un coût, la non qualité est source de dépenses supplémentaires, donc de coûts plus importants encore. 

Le tiers payant, pourrait se faire pour les plus démunis, par une carte santé de crédit à débit différé.

La même chose s’appliquerait aux divers systèmes de retraites privées, mais réalisant une mission de service public, dans la plus grande opacité.

Au pays des Droits de l’Homme, ou tous naissent égaux en droits, il parait tout de même incroyable, qu’une partie de la population bénéficie de régimes spéciaux, souvent renfloués par le régime général, ce que l’on pourrait appeler des abus de biens sociaux.

A travail égal, rémunération égale, droits et devoirs égaux, que ce soit dans le public ou dans le privé, toute autre forme est discriminatoire ! Donc contraire à la Constitution.

Aucun jour de carence pour les fonctionnaires, 3 jours pour les salariés, 90 jours pour les libéraux, les indépendants étant souvent les plus grands contributeurs.

La retraite à 62 ans ou bien avant dans le public ou les  assimilés, 67 ans pour les libéraux, de surcroît calculée sur les 6 derniers mois pour le public, avec promotion 6 mois avant, et sur les 25 meilleures années dans le privé.

Ou est l’EGALITE , inscrite sur tous les frontons de la République ou la Fraternité? Elle semble à géométrie variable ! 

La encore la liberté d’assurer sa retraite par capitalisation, plutôt que par du Madoff de la répartition, serait un gage d’un gouvernement respectueux de sa constitution et des droits de l’Homme. 

Les seuls « inconvénients » seraient la drastique réduction des emplois administratifs, des charges liées aux syndicats, les postes de fonctionnaires ou d’administratifs et la disparition du mille feuilles administratif de la santé ou du social.

Ceci étant également valable dans  d’autres domaines, comme l’éducation, qui avec la santé représentent  les 2 « mammouths » des dépenses, et dans lesquels on retrouve plus d’administratifs que de soignants ou d’enseignants.

Resterait à rétablir l’EGALITÉ entre les citoyens avec un seul et même statut, conforme aux Droits de l’Homme, ou les Hommes ne naitraient pas seulement égaux, mais auraient vraiment les mêmes droits et les mêmes devoirs tout au long de leurs existences.

D’autres pays de l’OCDE l’ont fait, la part des prélèvement obligatoires et parfois de 9 points inférieur à celui de la France, l’espérance de vie comparable, les dépenses de santé identiques ou inférieures, mais les soignants mieux rémunérés rapporté à l’heure, sans être obligé de travailler 35 voir plus, rien que pour payer leurs charges.

Il en va de même de tous les indépendants, agriculteurs ou autres,  qui croulent sous des charges sociales, dont ils sont les derniers bénéficiaires et les moins bien lotis, poussant nombre d’entreprises à la faillite, à l’exil, si ce n’est pas au suicide. Je vous fais grâce des chiffres dans ces populations les plus touchés par ce fléau.

Si la France a de grands talents, ceux-ci sont chez les entrepreneurs de toute nature, et ce sont ces entrepreneurs, indépendants, libéraux, agriculteurs…….qui seraient seuls capables de redresser le pays, mais on les asphyxie, ou les étrangle, sous le prétexte de solidarité, qu’ils ne retrouvent pas eux-mêmes, mais paradoxalement,  un système de protection sociale qui les ruine et qui ruine le pays.

Il est plus qu’urgent que la France fasse ces grandes réformes, qu’elle applique ce que lui impose la loi et le droit, tant du point de vu de sa Constitution, des Droits de l’Homme, que du Droit Européen.

Quel gouvernement aura le courage de faire ces vrais réformes? 

Alors j’en appelle a toutes les bonnes volontés, pour nous éviter une paupérisation des français à la Grecque, évitable ; voir un 1789 dans les mois à venir, avec une prise de conscience de ce que représente 5 200 milliards de dettes, en y intégrant la dette hors bilan, en poursuivant dans ce qui apparaît comme une impasse pour la très grande majorité de nos concitoyens et une manne supplémentaire de 500 milliards d’euro, pour une petite minorité d’actionnaires, de hauts fonctionnaires archaïques qui veulent Etatiser la Santé.

Docteur Edward Metzger

 NB Extraits d’un courrier à mon député Monsieur Alain Marty

3 COMMENTS

  1. Je ne vois pas comment se contenter d’un simple suppression du monopole de la sécurité sociale pourrait permettre de faire face au défi de son financement, et de l’inflation forte du cout des soins. Aux USA le problème est le même avec les mutuelles.
    Le vrai scandale c’est qu’un secteur entier est si cher, qu’il est obligatoire pour s’offrir son service, de mutualisé son cout. Ca ne vous choque pas?
    Matthieu Loonis

    • La fin officielle du monopole de la sécu, soit de l’assurance santé au premier euro, permettrait enfin aux français de rendre visible sont coût exorbitant par le versement aux salariés des leur salaires complet, soit le brut complet et pas l’aumône actuelle causée par la ponction des urssaf versée par les entreprises.

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