Chiche ! Déconventionnement : le jour où les médecins passèrent à l’acte

Chiche ! Déconventionnement : le jour où les médecins passèrent à l’acte

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 Première partie pour celles et ceux qui ne l’auraient pas lu
 » Politique-fictionDéconventionnement : le jour où les médecins passèrent à l’acte (Ep. 3) 

RÉSUMÉ DE L’ÉPISODE 1 : Les menaces de déconventionnement existent depuis que la convention existe. Mais jamais le Rubicon n’a été franchi. Pour l’instant !

Christian Delahay Quotidien du médecin du 29/12/2016 pour la suite des épisode de politique fiction ou en fin du présent post.  

| 27.12.2016

« Le grand soir médical », comme le titre « le Figaro » le 7 janvier 2017, a bien eu lieu. Il occasionne un violent médecin bashing…

Et si les médecins quittaient vraiment la Sécu ? Pour les fêtes de fin d’année, « le Quotidien » s’est livré, avec tout le sérieux requis, à une enquête-fiction. Nous avons interrogé des responsables de l’assurance maladie, des syndicats, des parlementaires, des associations de patients… et des médecins dont les réponses ont alimenté les étapes imaginaires de notre scénario-catastrophe. Que tous ceux qui nous ont aidés à bâtir cette fable soient ici remerciés.

RÉSUMÉ DE L’ÉPISODE 2 : Dans le sillage de l’affaire dite « de Romillé », les médecins sont passés à l’acte. Le 6 janvier 2017, le Sécu-exit n’est plus une menace. C’est un fait.

« Finalement, le signal subversif des coordinations aura déclenché le mouvement massif que les divisions syndicales avaient jusqu’ici rendu inenvisageable », comme le remarque l’économiste de la santé Claude Le Pen. Les syndicats accusent le coup. Tous les cinq, enfin d’accord. Même la CSMF et le SML, qui avaient refusé de signer la convention en août 2016, au fond, sont restés conventionnistes dans l’âme et ne sont pas du tout prêts à gérer la crise créée par le déconventionnement massif.

« C’est l’arme atomique que les coordinations viennent d’activer sans en mesurer toutes les retombées nucléaires, répète Jean-Paul Ortiz (CSMF), et, si on y réfléchit, en faisant exploser le système de l’assurance-maladie, on prive les patients d’un retour sur cotisations et on anéantit la médecine libérale. C’est la médecine universelle, accessible à tous, qui va se crasher, au profit des mutuelles privées et des sur-complémentaires. Nos adhérents avaient refusé de signer la convention, émettant un signal fort, mais ils ne voulaient certainement pas casser la baraque et le modèle français. »

« Le secteur 2 avait été inventé en 1980 pour conjurer justement le risque d’un déconventionnement massif, rappelle le Dr Éric Henry, ex-président du SML, l’autre syndicat non-signataire de la convention. Aujourd’hui, en passant massivement au secteur 3, les médecins risquent de tuer tout à la fois le secteur 1 et le secteur 2. Depuis 30 ans, on n’avait pas eu les couilles de passer à l’acte. Mais aujourd’hui, le choc risque d’anéantir la médecine libérale. »

« Tout ce que nous avions mis un demi-siècle à construire vient de s’écrouler sous l’effet de la désespérance générale, constate le Dr Claude Leicher (MG France) et, au final, c’est l’exercice libéral qui va en subir les conséquences dramatiques. L’exercice libéral pourrait bien ne pas survivre au déconventionnement. »

Le 7 janvier 2017…

« Le grand soir médical », titre « le Figaro » – « Les hommes en blanc saignent la Sécu », manchette « Libération ». « Le Canard » fait sa une sur la « Samutinerie anti-Sécu ». Les médias désignent de plus en plus les médecins comme les sabordeurs du système de solidarité, faisant sourdre la colère des assurés sociaux, c’est le médecin-bashing.

Des répliques syndicales fusent. « Ce sont les gouvernements qui se foutent de notre gueule depuis plus de dix ans qui sont responsables de ce chaos », proteste Jérôme Vert, co-président du BLOC. « Les médecins ne sont pas les bêtes à fric qu’on cloue au pilori, tempête le Dr Latil d’Albertas (SMAER), c’est l’État régalien qui a été depuis des années le fossoyeur de la santé publique en instaurant une médecine à multiples vitesses. »

Le 10 janvier 2017…

Le coup est parti. Les caisses d’assurance-maladie réceptionnent par dizaines de milliers les lettres recommandées des praticiens. Les hôpitaux et les centres de médecine mutuelle sont pris d’assaut par les patients. Et les sociétés d’assurance privée affûtent les contrats de leurs sur-complémentaires. Syndicats, CODTS, coordinations, médecins signataires ou non du déconventionnement, tout le monde est d’accord : dans ce chaos, il faut sauver coûte que coûte le médecin libéral.

Mais est-il encore temps ? Dans le tohu-bohu, certains veulent croire que la négociation peut toujours s’engager. « Historiquement, c’est l’arme atomique qui a permis de signer la paix, note Jean-Paul Ortiz, il faut que tous les partenaires se mettent autour de la table d’urgence. » D’autres, tel Jérôme Vert, sont franchement catastrophistes : « La fusion atomique, quand elle est déclenchée, personne ne sait où ça mène. »

À suivre… »

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DEUXIEME PARTIE
Commentaire à cet article et aux supposés commentaires des syndicats ou des médias.

Les commentaires « virtuels » des syndicats ou des médias ne correspondent à aucune réalité ; le déconventionnement ne serait pas une catastrophe nationale d’un système responsable non seulement des dettes sociales accumulées depuis 40 ans et chassées comme par magie par Madame Touraine en mettant la dette « sous le tapis », par simple transfert de celle-ci vers des organismes gérant la dette via la CRDS, transfert de cotisations vers la branche santé provenant d’autres branches sécu ou par transfert de la dette des caisses de sécurité sociale vers le budget des ménages via les complémentaires santé taxée de surcroît à 7% et imposables sur le fruit du travail (c’est toujours le fruit du travail de chacun lorsque l’on parle de cotisations employeur, comme employé).

La conséquence immédiate serait la généralisation de l’escroquerie aux cotisations sociales par des remboursements différenciés du fait du tarif d’autorité datant de 1966 et pour la CCAM (actes techniques ) de 16% du tarif opposable ( remboursement de la sécu).  

Les libéraux de santé en sont-ils responsables ? Non, pas plus de la création du secteur 2 qui avait pour objectif d’éviter un déconventionnement en 1980 parce que déjà à l’époque tout le monde admettait que les remboursements sécu étaient en dessous de toutes réalité économique ! Et 35 ans plus tard on voudrait revenir à mettre tous le monde à un tarif en dessous des  tarifs économiquement viables !? Les médecins ne sont pas plus responsable du MICA ( mise à la retraite prématurée des médecins qui dans l’idées de nos élus conduirait à une réduction des dépenses), pas non plus du Numerus Clausus , contre lequel il ont prévenu sans se faire entendre durant une vingtaine d’année. Ils ne sont pas responsables du CAS ou des contrats responsables de Madame Touraine (cotisez PLUS pour être remboursé MOINS).

Que ceux qui se disent « RESPONSABLES », assument leurs erreurs du passé, les médecins avaient prévenu !

Le gouvernement sera bien obligé de prendre des décisions pour faire cesser cette escroquerie et ces tarifs différenciés qu’il a lui-même instauré.

Pour rappel APS a déposé un recours au devant du Conseil d’Etat pour ces discriminations existantes en dehors de tout secteur déconventionné.

Autrement dit, comment les caisses de sécurité sociale pourraient justifier encaisser des cotisations sociales sans contrepartie ? Il s’agit bien d’une escroquerie aux cotisations !

Ce n’est pas aux soignants de trouver les solutions aux problèmes qui en résulteraient, APS a donné des pistes, d’autres groupement ou associations aussi.

On résumera : La solidarité n’est pas du domaine des assurances obligatoires, mais de la fiscalité.
La disparition du MONOPOLE des caisses de protection sociale ne signifie pas la fin de la SOLIDARITE. Dans un système libéral la solidarité est toujours assurée, mais plus à crédit à la charge des suivants, les libéraux ont le respect d’autrui, mais les libéraux sont en faveur d’une responsabilisation individuelle à l’opposé des collectivistes socialistes, qui mettent leurs assurances à la charge du voisin sans que celui en soit responsable ou même concerné.   

La Constitution garantit le Droit à la santé,  l’Etat garantit la santé, mais aucune loi n’impose que cette solidarité devrait reposer essentiellement sur le travail ; d’ailleurs de moins en moins viable du fait du chômage, de la robotique ou de l’économie numérique. Le chômage étant en partie secondaire aux charges sociales reposant sur le travail et à la fermeture en masse des petites entreprises par ces mêmes cotisations trop lourdes, dont les médias ne parlent jamais et qui pourtant sont les seuls à pouvoir recréer de l’emploi en masse à condition de ne pas les écraser de charges sociales, de normes, de réglementations  ou de travail administratif , ce qui est le cas des complémentaires obligatoires ou le prélèvement à la source, ou ils font les travail des organismes publics qui pour autant ne diminuent pas leurs effectifs.

Les médecins n’auraient plus assez de travail !?

Tiens donc, il y a des déserts médicaux, mais tout à coup les malades ne seraient plus malades ?

Les patients ne viendraient plus en libéral, mais aux urgences ?

Mais les urgences sont déjà surchargées par des actes qui n’ont rien à y faire, parce que c’es « GRATUIT », pour eux peut-être, mais non pour la collectivité, puisqu’un passage aux urgences coûte 10 fois plus cher qu’un acte en libéral.

Les patients iraient tous à l’hôpital pour consulter ?

Mais les hôpitaux sont déjà surchargés, de plus on en a fermé de nombreux et on a éloigné les patients des hôpitaux. On préfère payer les déplacements à 50 ou 100 km, perdre des journées de travail, plutôt que de payer les libéraux du soin  Consultation 23 euro, Consultation Spécialiste 28 euro depuis 11 ans, contre une consultation en hôpital + déplacement 0.50 euro le km + la journée perdue = 10 fois le prix ou 20 à 30 fois, ou encore en hospitalisation de jour à 1000 euro avec le transport, parce que l’on ne veut pas payer une Consultation actuellement non cumulable avec un acte technique au juste prix 100 euro pour exemple, au lieu de 500 à 1000 en hôpital de jour !?

Il est certain que cela responsabilisera les patients, pour ne pas venir consulter pour une « bricole » ou un arrêt de travail qu’ils auront oublié de demander !

Impact pour les patients ?

Bien sûr, mais en tant que soignants êtes vous responsable de la situation et des lois, des conventions, du tarif d’autorité, du parcours de soins contraignant etc…..Bien sûr que NON !

Nos concitoyens auraient-ils un excès de reste à charge, ce qui vu le leitmotiv de Madame Touraine et limiterait l’accès aux soins, clairement non, la France est le pays ou le reste à charge est parmi le plus faible; un peu de responsabilisation des patients ne serait pas inutile.

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Les soignants sont victimes de leur dévouement et cela que depuis 40 ans les responsable de la sainte trinité, élus, syndicats et assurances sociales en profitent et vous ont désigné pour être la variable d’ajustement des déficits dont EUX sont responsables ! Déficit financiers, mais également déficits humains.

La double peine pour les patients avec les complémentaires santé obligatoires qui remboursent sur la base du remboursement sécurité sociale.

Le Droit à la santé est garanti par l’Etat par l’article 1 de la Loi de modernisation de la santé.  Alors à celles et ceux qui ont décidé en se disant « responsables » ou en affirmant que : « la médecine libérale est incompatible avec notre système de protection sociale », d’assumer et de trouver le système COMPATIBLE avec l’exercice libéral ou de ville !  

Réquisitions ? Abolition du tarif d’autorité en le mettant au tarif opposable en y ajoutant les charges sociales actuellement versées en « rétro-commissions », variables selon les réductions consenties aux patients ?

Ce ne sont pas les caisses de protection sociale qui paient les compléments d’honoraires, même plus les complémentaires, puisqu’ils sont plafonnés. Réforme en profondeur de la protection sociale avec fin des monopoles et mise en concurrence des organismes d’assurance ? Transfert de la solidarité par les cotisations sur le travail vers la fiscalité ?

La maison France ne va pas s’écrouler parce que l’on réformera la protection sociale des français, celle de nos voisins ne s’est pas écroulée, alors que la France est le seul pays au Monde à avoir un Etat Providence (expression inexistante dans une autre langue ou dans un autre pays), et pourtant les citoyens de ces pays ont la même espérance de vie, des coût pour la santé inférieurs ou similaires, des professionnels de santé mieux payés et parfois même des excédents du budget de la santé ! 

La France est passé au 24ème rang mondial en ce qui concerne son système de santé et en 2015 pour la 1ère fois l’espérance de vie a baissé depuis 1945 !
Alors peut être que les médecins pourraient être à l’origine d’une REVOLUTION du système de protection sociale, qui permettra d’avoir MOINS d’Etat et PLUS de Liberté, plutôt que toujours PLUS d’Etat et MOINS de Liberté !

Le meilleurs système de protection sociale « que le Monde entier nous envie », mais que personne n’a copié, aura vécu 70 ans, agonisé 40 ans, pour peut être faire renaître un système de sécurité social  plus EQUITABLE, plutôt qu’un système EGALITARISTE qui a conduit à de nombreuses INEGALITES par des conventions discriminantes, par le tarif d’autorité  par des statuts spéciaux dont les privilèges sont financés par ceux qui n’en n’ont pas. Peut être cela conduirait à responsabiliser les citoyens et patients autant que les professionnels de santé, peut-être au lieu d’avoir une PSEUDO JUSTICE SOCIALE en sous prétextes de PSEUDO – PHILANTHROPIE au nom de la JUSTICE SOCIALE de la Liberté –Egalité- Fraternité, aurions nous une société plus LIBRE, plus RESPONSABLE, plus FRATERNELLE et plus EQUITABLE que cette course à l’EGALITE qui n’existe pas.

«  L’utopie n’existe pas, c’est que l’on n’a pas encore essayé », il manque juste une volonté politique !

Dans une Démocratie sociale digne de ce nom, ce ne sont pas des syndicats paritaires ne représentant que 8 % du public et 3% du privé et ceci répartis dans X syndicats, qui favoriseront en l’état une réforme en profondeur de notre système de protection sociale, d’autant que « la mariée  est top belle » avec les 5 milliards de dote qu »elle rapporte par la mutuelle sécu et 2% de « rétro-commissions » des 50 milliards à venir de la sécu BIS complémentaire obligatoire. 

A mes Confrères et autres professionnels de santé libéraux, ou c’est statut quo, travailler PLUS pour gagner toujours MOINS, au détriment de votre santé et de celle par conséquent de vos patients, ou c’est agir ! DECONVENTIONNEMENT organisé, solution rapide, soutien à APS, solutions juridiques à moyen terme avec une justice qui  » se hâte lentement » et a perdu le restant de son indépendance le 5 décembre 2016 ( recours par APS en cour au devant du Conseil d’Etat également). 

RIEN NE SE FAIT sans au moins un « petit » sacrifice, n’attendez pas les solutions par les autres!
« La Liberté c’est comme la santé, on ne s’aperçoit trop souvent de sa valeur qu’après l’avoir perdue ». 

Dr Edward W. Metzger  ( rhumatologue retraité secteur 1 inquiet pour l’avenir de la santé de ses concitoyens)

ADHESION à APS : http://alliancedesprofessionsdesante.fr/formulaire-d-adhesion/

J’adhère à : ALLIANCE des professions de santé

 

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Politique-fictionDéconventionnement : le jour où les médecins passèrent à l’acte (Ep. 5)

Christian Delahaye

| 29.12.2016

Premiers morts. Faute d’avoir pu accéder aux urgences saturées. En février 2017, le système de santé « à la française » semble s’écrouler…

 

Crédit Photo : S. TOUBONZoom

Et si les médecins quittaient vraiment la Sécu ? Pour les fêtes de fin d’année, « le Quotidien » s’est livré, avec tout le sérieux requis, à une enquête-fiction. Nous avons interrogé des responsables de l’Assurance-maladie, des syndicats, des parlementaires, des associations de patients… et des médecins dont les réponses ont alimenté les étapes imaginaires de notre scénario-catastrophe. Que tous ceux qui nous ont aidés à bâtir cette fable soient ici remerciés.

RÉSUMÉ DE L’ÉPISODE 4 : Face à la désorganisation générale de l’offre de soins, l’armée a été appelée en renfort à la fin du mois de janvier 2017.

Au CISS (collectif interassociatif sur la santé), à l’UFC-Que choisir santé, dans l’ensemble des associations de patients, mais aussi dans toutes les organisations syndicales, c’est la même montée en ébullition contre « ces médecins qui prennent les patients en otages ».

« Les patients refusent de payer pour les conflits qui opposent les praticiens à la Sécu et aux mutuelles », s’indigne Marc Paris (CISS), qui rappelle que l’opinion avait plébiscité la généralisation du tiers payant.

Plus un jour ne passe sans de nouvelles manifs explosives, à Paris comme dans les départements. Avec l’irruption de groupes de casseurs, des scènes de guérilla urbaine se multiplient. La plupart des parlementaires, dans la majorité comme dans l’opposition, joignent leurs voix à celles des associations protestataires : « Le déconventionnement massif constitue une prise d’otage sans précédent, inouïe, des patients cotisants, dénonce le Dr Gérard Bapt, député PS. Le désespoir des protestataires ne saurait légitimer leur mouvement. »

« Les réactions violentes des assurés sociaux sont parfaitement légitimes, renchérit le Dr Jean-Pierre Door, député Les Républicains, mais cette crise devient chaque jour plus dangereuse pour notre modèle social et pour notre système de santé qui venait encore le mois dernier d’être classé en haut du tableau de l’OCDE, pour la plupart des critères. C’est maintenant au gouvernement de prendre ses responsabilités. Sauf à laisser le pays chavirer dans l’insurrection générale. »

Le 3 février 2017…

« Le Parisien » publie une enquête fracassante qui conclut qu’en moins de deux semaines une dizaine de personnes auraient trouvé la mort faute d’avoir pu accéder à temps aux services d’urgence complètement saturés. « Bande d’autistes ! », fulmine un éditorial signé du Dr G.K., à la une du « Quotidien », renvoyant au président de la République et à sa ministre de la Santé la responsabilité du « coulage de la médecine à la française ».

Le 6 février 2017…

Sur fond d’émeutes de plus en plus nombreuses et de plus en plus violentes, des libéraux tentent encore de rallier l’opinion à leur cause. Porte-drapeau de l’UFML, le Dr Jérôme Marty organise des opérations « 1 C pour 1 poulet » : renvoyant aux temps immémoriaux (avant 1945) où les médecins étaient payés en nature lorsqu’ils faisaient leurs visites dans les fermes désargentées, il veut rappeler que les déconventionnés restent attentifs aux difficultés de leurs patients et que tous ceux qui sont dans l’impossibilité de régler les honoraires libres sont pris en charge gracieusement, selon les termes du serment d’Hippocrate. À la fin d’une de ses harangues, le Dr Marty, conspué, est victime d’un tir d’œuf en plein visage, il est exfiltré de justesse dans la mêlée par les forces de l’ordre.

Invitée du 20 heures de David Pujadas à la sortie du conseil de crise qui vient de se tenir à l’Élysée, Marisol Touraine, livide, lance « un appel solennel aux médecins pour sauver le modèle social français. La force de la santé en France, c’est que, évidemment, les Français soient remboursés lorsqu’ils vont chez leur médecin ». Mais elle ne lâche rien.

Plutôt que de décréter les réquisitions ou d’ouvrir les vannes du remboursement au secteur 3, le gouvernement mise sur la pression populaire, il adjure les déconventionnés d’envoyer à leur caisse une lettre pour réintégrer la convention, condition mise pour que soient engagées sans délai des négociations sur le tiers payant et le C.

Pendant ce temps, les ordinateurs des sociétés privées d’assurance moulinent à plein régime pour dessiner les contours des nouveaux contrats des sur-complémentaires. Le modèle français va-t-il chavirer et être submergé par le modèle américain ?

À suivre…

 

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