« Autopsie d’un système à la dérive : la sécurité sociale est en...

« Autopsie d’un système à la dérive : la sécurité sociale est en train de s’écrouler. Et le plus tôt serait le mieux ». LES RAISONS DE LA RUINE

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Alors que le feu est à la maison, le pouvoir poursuit tranquillement des mesures et conventions pour rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale dans un avenir plus qu’incertain.
« Les seules réformes à faire : la concurrence et la liberté de choisir sa propre sécurité sociale. Il faut en finir avec les petites réformes ou les augmentations des contributions. Les résultats seront toujours les mêmes et le système s’écroulera forcément. Un budget de la sécurité sociale à la dérive et un financement injuste » 

LES RAISONS DE LA RUINE

« C’est sur plusieurs générations que l’erreur initiale a répandu l’effet de ruine dans tout le corps social. Le coût des assurances maladie sur le marché international est connu ; des exemples montrent qu’une famille nombreuse peut s’assurer pour 30 % du coût que la sécu lui inflige et avec d’excellentes garanties. La différence est de l’argent détruit.

Ce désastre n’est pas du tout du au hasard mais à la nature du système. Pour résumer, énonçons quelques facteurs de ruine qu’il contient comme du poison : système obligatoire donc totalitaire, carriérisme politique, suppression de la responsabilité personnelle, soumission au bon plaisir des gérants de fait, inondation de lois et réglementations avec l’effet destructeur habituel à toute règlementation, interdiction pratique de créer du capital pour préparer l’avenir, intervention illégitime de syndicats eux-mêmes illégitimes.

Singapour, cité-État d’environ 5 millions d’habitants, brille par les performances de son système de santé. Les dépenses y sont modérées (3,5% du PIB contre 11,4% en Suisse) tandis que l’espérance de vie y est parmi les plus élevées de la planète (78 à 83 ans selon le sexe, contre 79 à 84 en Suisse et 75 à 80 aux États-Unis). La densité médicale y est faible, mais le pays ne connait pas de pénurie de soins : il accueille chaque année 400 000 patients étrangers, venus d’Asie ou d’Océanie. Le compte épargne santé fut introduit en 1984. Chaque personne doit épargner chaque mois une somme représentant 6 à 8% de son salaire. Les versements sont capitalisés et rapportent un intérêt annuel. Les comptes servent à payer les dépenses médicales de toutes sortes. La sur-consommation est évitée et les comportements responsables encouragés puisque l’argent non dépensé enrichit son propriétaire. Il y a par exemple très peu d’obésité à Singapour. Tout est également fait pour renforcer les incitations à offrir des soins de qualité et bon marché. Depuis 2002, les soins publics sont scindés en deux réseaux qui se font concurrence et dont les performances sont publiques. Le système génère un avantage essentiel : l’épargne abondante qui y est accumulée sert à financer l’économie et Singapour y doit une partie de sa grande prospérité ».

Source Institut Turgot

Par Michel de Poncins le mercredi 26 janvier 2011 (Extrait)  

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 4 vérités sur la Sécurité sociale

Publié le 20 avril 2016 dans Contrepoint  Social  (Extrait)

Autopsie d’un système à la dérive : la sécurité sociale est en train de s’écrouler. Et le plus tôt serait le mieux.
« Les seules réformes à faire : la concurrence et la liberté de choisir sa propre sécurité sociale »

La protection sociale est donc de plus en plus dépendante des taxes et des impôts. Et on ne voit aucune vraie proposition de réforme chez les politiques à part la hausse des cotisations. Seul le candidat Hervé Mariton a le courage de proposer une libéralisation du système. C’est aussi la position de l’IREF qui propose l’ouverture à la concurrence de notre système de protection sociale et la possibilité pour les Français de choisir leur assureur. C’est ce qui a été fait dans beaucoup d’autres pays et apparemment, cela fonctionne.

Dans le classement des systèmes de santé les plus efficaces (Euro Health Consumer Index), les Pays-Bas arrivent en tête, la France ne se situant qu’à la…7ème place. Et pourtant, le système néerlandais est bien différent du nôtre comme l’a montré l’IREF dans une étude récente. Les résultats de cette étude qui compare les régimes d’assurance dans 4 pays (France, Pays-Bas, Allemagne et Suisse) mettent surtout en évidence la supériorité du système néerlandais qui fonctionne à l’image d’un partenariat public-privé avec la possibilité de choisir sa caisse d’assurance, et dans lequel l’État prélève juste des cotisations destinées à fournir des soins de qualité aux moins de 18 ans ainsi qu’aux ménages à faibles revenus. Les cotisations sociales patronales et salariales sont deux fois plus élevées en France qu’aux Pays-Bas et les employeurs français font face à un surcoût de 70 % plus élevé en matière de santé que leurs homologues néerlandais.

« Il faut en finir avec les petites réformes ou les augmentations des contributions. Les résultats seront toujours les mêmes et le système s’écroulera forcément ».

 

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